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<title>Le blog de Edwige Monod</title> 
<link>http://www.edwige-monod.com/blog/</link> 
<description>Philosophie de vie, guérir de soi</description> 
<language>fr</language> 
<copyright>Edwige Monod</copyright> 
<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 15:52:07 +0100</pubDate> 
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	<title>Le blog de Edwige Monod</title> 
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<item> 
	<title>La physique quantique au coeur de l'humain </title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 09:23:48 +0100</pubDate> 
	<description>Toute organisation est régit par des lois ou un cadre pré-établie qui lui permet <br />
de garantir un fonctionnement adéquat pour le projet et la relation entre humain   <br />
<br />
Nous sommes passées des lois de Newton <br />
<br />
<br />
uestions et des réponses en tout cas, chacun peut s'exprimer et de là, entendre comment cela vous fait, à l'intérieur<br />
et ainsi vous commencerez à comprendre comment vous fonctionnez. <br />
C'est en allant voir à l'intérieur, en vous ce qui ce noue,<br />
que vous allez éclairer votre vérité, aussi les pourquoi de vos blocages <br />
<br />
Comme dans Harry Potter, sur le quai 9-1/4, nous pouvons prendre ce passage secret qui conduit à cet espace où il est possible de découvrir ce que nous ne prenons jamais la peine de voir, notre inconscient, mais qui pourtant est <br />
d'un éclairage extraordinaire sur nous et nos fonctionnements et un atout <br />
comme carte à jouer. Notre cadre de référence, ce sont notre éducation, <br />
notre environnement, notre culture qui nous ont donnés nombre d'idées préconçues dans laquelle nous avançons et ces oeillères qui nous empêchent <br />
de réaliser qu'il peut y avoir d'autres possibles. Il y a des ouvertures de penser <br />
et de faire à s'approprier, à l'image des potentialités de la Physique Quantique. <br />
<br />
L'année 2012 sera une année faorable aux changements et c'est tant mieux, <br />
Car Il est tant de cesser de croire, que nous ne sommes pour rien à ce qui <br />
nous arrive, c'est toujours les autres, mais les autres, on oublie que c'est nous,<br />
de lever les voiles sur nos peurs et nos fantasmes, de nous libérer définitivement <br />
de nos illusions, comme celles liées à l'astrologie, à la fatalité d'une destinée.<br />
<br />
Pour ceux qui veulent s'y accrocher, ils n'auront plus d'excuse, à partir de cette année car, Neptune dit-on, est en fin de course et nous oblige à plonger au coeur de nos ténèbres, donnant ainsi la possibilité à tout personne qui accepte <br />
de grandir, de faire tomber ses masques, s'extraire des influences d'addictions, d'avancer en conscience. Car si Neptune, nous trouble, nous égare et parfois <br />
nous disperse, c'est l'aboutissement ultime, la lumière au bout du tunnel. <br />
<br />
Pour les cartésiens, sachez que les sciences en terminent avec la spécialisation à l'extrème. Une volonté de faire des ponts de compréhension se montre dans toute discipline. Une prise de conscience se fait de l'inter-dépendance de tout en tout,<br />
par entre d'autres, la physique quantique qui nous propose une autre vision et <br />
de ce fait de nous observer d'une autre place, d'une conception différente. <br />
<br />
Ceux qui ne voient que par la spiritualité sont aux portes d'une compréhension<br />
de l'incidence de leur pensée même, faisant matière dans l'univers et vis versa <br />
ceux qui n'acceptent comme vérité que ce qui se démontrent scientifiquemen découvrent qu'il y a bien une part d'énergie créatrice avec laquelle il faut compter...</description> 
	<guid>http://www.edwige-monod.com/article-16-la-physique-quantique-au-coeur-de-l-humain-.html</guid> 
</item> 
<item> 
	<title>"Plus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres" Voltaire </title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 13:19:10 +0100</pubDate> 
	<description><div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(111, 179, 37);">Il y a une synergie à faire entre les différentes sciences et<br />
la psychanalyse et aussi désormais avec la physique quantique<br />
pour nous ouvrir à une compréhension de nous-même plus fine.<br />
Ce que l'on dit, pense même, construit notre univers<br />
<u>La physique fondamentale et les sciences du vivant<br />
enfin réunies pour une conscience nouvelle de l'humain.</u><br />
<br />
Faire un<br />
<strong><span style="color: rgb(134, 20, 25);">TRAIT D'UNION</span></strong><br />
avec cette nouvelle vision<br />
pour une inter-relationnalité consciente<br />
avec Soi, avec l'Autre et notre Environnement<br />
car nous faisons corps avec eux<br />
<br />
<strong><span style="font-size: 16px;">Consultations</span></strong><br />
Week-ends de Découverte du concept quantique<br />
<a target="_blank" href="http://www.edwige-monod.com/inscription/Inscription-WEEK-END-janvieroumars2012.pdf"><span style="color: rgb(134, 20, 25);">bulletin d'inscription disponible</span></a><br />
<br />
<strong><span style="font-size: 16px;">Cycle d'@teliers de Compréhension</span></strong><br />
le CQFD<br />
17 séances + 3 entretiens d'apprentissage de l'écoute<br />
<span style="color: rgb(134, 20, 25);"><a target="_blank" href="http://www.edwige-monod.com/inscription/CycleCQFD-sept2012-juin2013.pdf">bulletin d'inscription disponible</a><br />
</span><br />
Comprendre pour utiliser et non plus subir, les mécanismes internes <br />
qui nous gouvernent :<br />
des lois physiologiques aux pulsions psychiques et la physique quantique<br />
Comprendre les nombreux fantasmes que l'on traverse et garde en grandissant <br />
pour entendre les pièges de perception de notre cerveau et les déjouer.<br />
Agir en conscience, car nous sommes la matrice informationnelle universelle<br />
et acteurs responsables de ce qui se crée et de ce qui nous revient.</span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(111, 179, 37);"><strong><br />
   1 ou 2  <u>vendredis</u> après-midi ou<u><span style="text-decoration: underline;"> </span></u><span style="text-decoration: underline;">mardi</span><u> soir  </u><br />
par mois de septembre à juin</strong><br />
-------------<br />
Dates sur l' agenda<br />
Prise de RV : 06.73.88.78.08 ou par mail : contact@edwige-monod.com<br />
</span></div>...</description> 
	<guid>http://www.edwige-monod.com/article-13-"plus-les-hommes-seront-eclaires-plus-ils-seront-libres"-voltaire-.html</guid> 
</item> 
<item> 
	<title>Prochaines rencontres </title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 15:21:38 +0100</pubDate> 
	<description><span style="color: rgb(134, 20, 25);">etquot;Plus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres, disait Voltaire...<br />
la liberté s'acquière par l'écoute de l'organisation au coeur de notre intime...etquot;</span><br />
<br />
<span style="color: rgb(255, 102, 0);">- <strong>le lundi 6 février : </strong></span> <span style="color: rgb(111, 179, 37);"><u>conférence-atelier </u> pendant 2h -  <span style="color: rgb(255, 102, 0);"><strong>20h - 6eteuro; (bénéfice de l'asso)</strong></span><br />
sur invitation de l'association Happy Planet Days - pour tout public </span><br />
<span style="color: rgb(134, 20, 25);">Centre 665 - route de mende - tram bleu St Eloi </span><br />
<br />
<span style="color: rgb(255, 102, 0);"><strong>- Pratique tous les 2 et 4 jeudis de chaque mois - </strong></span><span style="color: rgb(134, 20, 25);"><strong>des jeudis pour entendre les je dis</strong></span><br />
<span style="color: rgb(111, 179, 37);"><strong>Notre environnement, l'univers est en miroir avec nos  fonctionnements, <br />
nos pensées, nos croyances, pour le comprendre et modifier la donne, <br />
<u>la pratique d'être observateur de soi-même </u>est efficace, car elle permet <br />
de gagner en vigilance et d'agir sur nos mécanismes cachés responsables <br />
de nos réactions vives, de nos désordres émotionnels et ceux des autres.<br />
Un atelier d'écoute de soi, des autres pour entendre la parole qui parle <br />
à notre insu...qui informe, donc que l'on peut utiliser pour changer. <br />
</strong></span><span style="color: rgb(134, 20, 25);">A mon bureau de consultation - 5 rue Embouque d'Or - Coeur Ecusson</span> <span style="color: rgb(255, 102, 0);"><u><br />
</u>                                         <u>de 18h 20h - 10 eteuro; chaque atelier<br />
</u>                                                        <u>en présentiel ou </u><u>à distance par la visioconfé</u></span><span style="color: rgb(255, 102, 0);"><u>rence depuis votre ordinateur </u></span>...</description> 
	<guid>http://www.edwige-monod.com/article-15-prochaines-rencontres-.html</guid> 
</item> 
<item> 
	<title>Le quantique et l'invisible du Sujet, acteur au coeur de l'Univers </title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Mon, 23 May 2011 14:08:09 +0200</pubDate> 
	<description><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><br />
La <span style="font-size: 15px;"><strong>Mécanique Quantique</strong></span> éclaire aussi le psychisme humain. <br />
<br />
etquot;Si vous n'avez pas la vertige quand vous vous penchez sur la mécanique quantique, c'est que vous ne l'avez pas vraiment appréciée.etquot; C'est Niels Bohr, prix Nobel de physique qui s'exprimait ainsi. Il y a effectivement de quoi avoir le vertige, car <br />
cette forme de concevoir l'organisation du monde nous conduit à une évidence d'un point déterminant à savoir  - <strong>l'interrelationnalité - </strong>le vivant de l'inter-relation <br />
<u>entre toutes choses, surtout aussi de toutes choses d'avec leurs environnements.</u> <br />
<br />
En tant qu'êtres vivants  et au coeur de cette matrice, cette Vérité nous projette dans <u>une autre réalité</u> de nous-même et du nous m'aime, car cela veut dire, que nous y sommes nous aussi pris, conditionnés. L'individu est donc uni à ce/ceux qui le constitue et indivisible à l'Univers selon le modèle de fonctionnement qui le régit     <br />
La physique Quantique nous en propose un éclairage, une nouvelle compréhension à savoir l'existence réelle, d'un invisible et de sa matérialité, sous forme de densité<br />
mais aussi surtout de la potentialité du champs des possibles selon l'intentionnalité<br />
<br />
L'acceptation de cette réalité nous plonge dans un autre conscience et nous oblige alors à convenir que nos pensées, nos dires et non dires, nos faits et gestes, peuvent ou sont toujours accompagnés de la densité de notre intentionalité consciente ou inconsciente. <br />
<br />
De quoi nous donner le vertige en effet, car cela prouve ce que Lacan affirmait, <br />
que nous ne sommes pas étrangers à ce qui nous arrive, pire que nous en sommes pour grande partie les créateurs, les instigateurs, ainsi le pourquoi et le comment <br />
<br />
Le Prix Nobel de médecine Alexis Carrel affirmait qu'une cellule bien débarrassée de ses déchets se renouvelle perpétuellement et nous préférons garder nos schémas de fonctionnement passés. Quelle bêtise ! Alors que nous sommes adulte et vivons dans d'autres conditions de lorsque nous étions enfants, nous utilisons que nos mécanismes archaïques, addicte que nous sommes de leurs bénéfices secondaires   <br />
<br />
C'est pourtant dommage, car nous continuons à nourrir la matrice universelle d'informations contradictoires et comme toute information envoyée fait retour, <br />
nous sommes loin avec une pareille inconscience, de libérer nos conditionnement<br />
<br />
Les différents intervenants, aux Congrès de Médecines Quantiques qui ont vu dernièrement le jour, confirme les résultats de mes travaux de recherche, je cite  le Dr. Bodin etquot;nous pouvons dire que l'ëtre humain est composé d'aspect fondamentaux et complémentaires : le physique, le psychique et l'énergétique.. <br />
qui échangent de manière continue, les uns sur les autres...Ainsi<br />
l'information/pensée dirige l'énergie et par ce biais, crée le monde qui nous environne. Nous réalisons cela à chaque instant, de manière inconsciente et involontaire...mais si nous conscientisons notre psychisme, c'està-dire si nous prenons conscience de nos aspirations profondes, si nous orientons nos pensées dans le sens que nous désirons vraiment...nous devenons alors les réalisateurs de notre vie...ainsi, l'énergie-pensée nous apprend que nous sommes les seuls créteurs du monde qui nous entoure et qu'en fait, il n'est qu'une simple extension de nous-mêmesetquot;... <br />
<br />
Ma spécialité est la psyché humain et les mécanismes inconscients qui nous gouverne aussi, je m'autoriserais à quelques précisions complémentaires indispensables pour ne pas encore une fois se tromper de chemin... <br />
<br />
<br />
<br />
</span>...</description> 
	<guid>http://www.edwige-monod.com/article-14-le-quantique-et-l-invisible-du-sujet-acteur-au-coeur-de-l-univers-.html</guid> 
</item> 
<item> 
	<title>Qu'est-ce nos enfants nous reprochent ?</title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 00:01:20 +0100</pubDate> 
	<description><p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span style="">                               </span><b style=""><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">Qu'est-ce que nos enfants nous reprochent ? </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Se souvient-on de l'enfant que l'on a été ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">En partie, je pense, me direz-vous. Est-ce pour cette raison que nos conduites envers nos enfants sont souvent en etlaquo; raisonnance etraquo; avec le comment nous avons été élevés ? En faisant tout pareil ou au contraire justement tout différemment... </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Mais (ça) veut dire quoi pour chacun etndash; faire différemment ? Si faire différemment, c'est en faisant le contraire, est-ce la solution ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Que pourrait être une bonne solution ?<span style=""><br />
</span>Que veut dire être un bon père ou une bonne mère ? <span style="">             <br />
</span>Si nous questionnions nos enfants, arriverions-nous à la même définition ?<span style="">                                                     </span>Vous seriez surpris, c'est souvent lorsque nous lâchons qu'ils nous détestent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                        </span>Sachez que les parents sont toujours sous haute surveillance.</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Et dès touts petits, vos enfants vous surveillent. <br />
<br />
Il suffit d'entendre les adolescents pour s'en convaincre. Ils ne peuvent s'autoriser à se libérer d'un modèle éducatif qu'en le critiquant. Pas forcement parce qu'ils ont un autre modèle à proposer. Ils n'en sont pas pour beaucoup à y avoir même réfléchis. Leur comportement est encore le plus souvent réactionnel, à vivre dans l'immédiateté. <span style="">     </span>C'est par besoin de faire leurs propres expériences qu'ils se<span style="">  </span>conduisent ainsi, <span style=""> </span>par besoin d'être reconnus capables, aussi vont-ils choisir de faire quelque chose de différent, pensant la chose plus simple que de se confronter à l'image parentale, jusqu'à préférer faire le contraire de ce qu'on leur demande ou de ce que l'on souhaiterait, pour que cela soit, pensent-ils, leur désir, leur choix qui soit exprimé. <span style=""> </span><span style=""> </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'amour que le garçon et la fille ont pour leur mère, leur père, <span style=""> </span>les poussent à vouloir se rassurer en vérifiant la réciprocité. Ses parents l'aiment-ils autant que lui aime ? Il sait qu'il est aimé lorsqu'il fait exactement comment ses parents veulent, mais s'il s'autorise à faire autrement, être différent ? L'amour que ces parents lui portent restera-t-il présent ?<br />
<br />
Le moindre conseil est perçu par lui comme un reproche. Alors que vous pensez que faire votre travail de parent, de lui apprendre encore et toujours ou de faire de la prévention, veillez à ce que votre petit n'oublie rien lorsqu'il part en voyage, etc ethellip; lui n'y entendra à cet endroit là qu'une chose : vous le pensez pas capable alors que lui veut se faire admirer.<span style="">  </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La relation parent-enfant s'organise dès la naissance et ainsi <span style=""> </span>sa qualité. Très tôt l'enfant va surveiller les faits et gestes de ses parents et convaincu qu'il est, d'être au centre de leurs préoccupations, se pensant responsable de tout changement d'humeur de leurs parts, il réajustera son comportement dès le moindre risque de perdre leur amour. Ainsi tout petit, lorsqu'il ira à la crèche ou l'école maternelle, il pourra être très inquiet de comment il doit se comporter, comme montrer son plaisir d'aller comme un grand à l'école ou pas. S'il sent chez sa mère ou son père, peur ou désaccord, s'ils aiment ou pas la maitresse, il va se conformer à ce qu'il pense qu'on attend de luiethellip; c'est ainsi que l'on voit des enfants pleurer de toutes leurs larmes pour aller à l'école, et passer les grilles, retrouver sourire et bonne humeur. Il est souvent question dans ces premiers moments de séparation <span style=""> </span>de l'enfant d'avec son contexte familial, d'une réorganisation psychique, il est un autre (maitresse, maitre ou nounou) qui en s'occupant de lui va réinterroger ses affects, pour lui et les autres. A-t-il le droit de profiter de cet autre qu'il rencontre ? <span style="">                            </span><br />
<br />
Pourra-t-il exprimer sa joie d'apprendre avec lui ? <span style=""><br />
A </span>son retour doit-il se sentir fautif de la jouissance qu'il en a tiré ?<span style=""><br />
</span>Ou pourra-t-il poursuivre celle-ci par cet autre plaisir <b style="">de s'entendre raconter</b> sa découverte, ses exploits, le plaisir d'<b style="">être écouté</b> ? <br />
Est-ce que sa mère sera jalouse de voir son enfant en aimer une autre qu'elle ? <span style=""> </span><span style="">     <br />
</span>Est-ce trahir sa mère ou son père que d'aimer, vivre à faire ses propres choix ?<span style="">                        </span><br />
Il pourrait être évident que l'on réponde que non. Ne serait-ce pas le monde à l'envers, pour un parent que cela soit lui qui ressente le besoin d'être rassuré, lorsque son enfant, commence à voler de ses propres ailes ? Pourtant quelque soit l'âge de l'enfant, petit ou grand, la clinique nous montre que pour nombre de parents, la mise à distance d'avec leur enfant, ne va pas forcement de soi. <span style="">  </span><span style=""> </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Allons-nous penser lui laisser sa part d'intimité, une part de jardin secret ? </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">               </span>Il serait malhonnête de notre part de refuser l'évidence, nous sommes inondés de sentiments ambivalents concernant nos enfants et malgré notre capacité de raisonnement d'adulte, ceux-ci nous entrainent vers des emportements souvent ni logiques, ni réalistes. Les expériences que l'on vit avec notre tout petit, nous les revivons sans cesse et combien plus fortes encore au fur et à mesure qu'il grandit, jusqu'à l'adolescence, ou c'est lui alors qui cherche à imposer ses règles, à nous faire comprendre à sa manière, son besoin de<span style="">  </span>reconnaissance et sans délicatesse, si nous n'avons su le lui permettre avant.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pour vous permettre de passer cette étape sensible, dites-vous que ce qu'il remarque, critique chez vous, c'est ce qu'il a aussi perçu chez lui dont il voudrait se débarrasser, parce qu'il veut être différent. Il ne voit que le défaut, la ou pourrait être aussi une qualité. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ne perdez jamais de vu que la communication est essentielle, <b style="">une parole habitée,</b> à savoir être là, disponible pour une réponse, lorsque vous vous exprimé, avec force et tendresse pour seul parapet, le long du chemin, de celui de la découverte de l'éducation. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Cette éducation qui n'a d'autre sens que de permettre à <b style="">votre enfant de prendre sa place</b> dans la société, de se réaliser dans ce qu'il sait faire ou dans ce qu'il lui plait de faire. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Que vouloir d'autre pour nos enfants, à part qu'ils puissent aimer leur vie et je ne doute pas que chacun de vos choix de conduites, chacune de vos propositions tendent vers ce but. Pourtant qui n'a pas connu des dérapages incontrôlés, des doutes de savoir bien faire et combien de fois aurions nous souhaité être éclairé. <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Prenons l'exemple d'un parent qui se prend à dire à son enfant qu'il est nul, que ce soit par épuisement ou exaspération, quelque soit le comportement de l'enfant <span style=""> </span>- n'est-il pas dommageable pour ce parent, de ne se souvenir à cet instant que cet enfant qu'il dénigre est une part de lui. Cet adulte qui s'énerve, est son modèle, qu'il soit le père ou la mère et de plus c'est lui qui l'a élevé jusqu'alors, ce qui signe son échec à lui, pas à l'enfant. J'aimerais que vous puissiez envisager un instant que par ce comportement, le parent se dénigre lui, en se fâchant sur l'enfant, c'est sa colère envers lui-même qu'il reporte sur l'enfant, parce qu'il a le sentiment d'échouer. De qui l'enfant apprend-il, ce qu'il sait, ce comment il fait ?<span style="">          </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Que penser d'un parent qui malgré que l'enfant réussisse, se trouve dans l'incapacité de s'en réjouir, soit à réclamer encore et toujours plus, soit à dénigrer donc ce qu'on lui a demandé, l'exercice n'ayant pu être alors difficile puisque l'enfant a réussit.  <span style="">                          <br />
</span>Pouvons-nous penser qu'il y ait de la part du parent un sentiment de jalousie ?<span style="">                     </span>Pourquoi la réussite de l'enfant serait-elle une menace ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Comme si l'enfant faisait un quelque chose exprès ? Comme si cela n'avait de sens pour l'adulte qu'en son endroit, pour le dénigrer lui, l'adulte. Comme-ci cela renforçait une dévalorisation du père ou de la mère, encore faut-il qu'elle existe pour qu'elle prenne cette place dans l'échange relationnel avec l'enfant. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Est-ce la faute de l'enfant, si en venant au monde, il réinterroge la capacité de l'autre, son père, sa mère, quant à leur équilibre, à aimer et être aimé ? <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pourquoi ces parents, ne voient-ils donc pas, que l'intelligence de l'enfant au contraire montre aux yeux du monde, qu'ils ont su ouvrir celui-ci à la réussite, les enfants sont notre miroir et quand bien même, il préférerait autre chose que ce que nous avons prévu pour lui, la réussite n'est-elle pas à être comprise dans son épanouissement ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pourquoi l'adulte ne peut réaliser que c'est sa plus belle œuvre qu'il regarde.<span style="">  </span>Je m'autorise ici à être réductrice et pour simplifier au plus qu'il m'est possible de faire, je dirais que l'éducation se fait par imitation d'un autre, d'autres, en miroir ou en faire contraire (il va chercher à faire comme vous, malgré lui ou/et malgré vous, à se défendre de votre autorité) Il reste que cela veut dire s'il réussit qu'une énergie de <b style="">résiliance </b>a pris corps, qu'elle a pu se développer, qu'il y a eu l'émergence d'un possible retrait du parent, de sa toute puissance, d'une autorisation à le/les dépasser, à faire différemment. <span style=""> </span>C'est à cet endroit là précis qu'il faut accepter de reconnaître l'action parentale, à être présent, tout en laissant place. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Si faire naître, un bébé reste encore de l'ordre de la magie, tout le mécanisme n'étant toujours pas encore éclairé dans sa totalité, en ce qui concerne l'éducation, les expériences des uns nous ont donné le recul nécessaire pour être plus au fait de comment accompagner son enfant pour qu'il trouve son chemin, pour qu'il s'autorise à marcher seul, à espérer sans béquille, vers sa destinée et au-delà de celle tracée par nous. Le but de toute éducation n'est-elle pas de laisser transparaître et s'épanouir SA lumière personnelle, son originalité. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">            </span><b style="">Cette originalité qui s'illumine c'est une part de vous qui vous éclaire <span style="">    </span><span style=""> </span><span style=""> </span></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Que leurs lumières brillent ? Mais comment ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">J'utiliserais pour y répondre une autre voix que la mienne, de celle de quelqu'un dont la vie n'est plus en et au secret, suffisamment connu pour que cela vous parle, Nelson Mandela, qui a eu le temps de méditer sur la question pendant son enfermement : etlaquo; C'est en faisant scintiller notre lumière, que nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant etraquo; </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Donc déjà faire scintiller notre lumière personnelle et que dit-on alors : notre propre lumière </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pas que les gens auxquels nous nous sommes identifiés parents, enseignants soient sales, si nous nous plaçons du côté de notre enfance, mais parce que tant que c'est quelque chose que nous cherchons à faire comme l'autre, on porte cette part qui est la sienne, donc puisque cela nous appartient pas c'est à retirer, ôter, enlever le ça du le, car c'est une vague copie. Notre propre lumière, pour dire qu'il y a une lumière dépouillé des affects de ces autres qui nous tiennent ou nous empêchent, de ceux qui sont à l'intérieur de nous, des images dont nous avons fait nôtre, parce que l'on a vu un autre faire comme-ci ou comme-ça, on a cru qu'il n'y avait que de cette manière que l'on pouvait faire et on s'est tellement habitué à faire comme ça, que l'on a oublie que l'on peut faire autrementethellip;mieux : faire différemment. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">A nous d'aller y regarder comment on fait et comment on pourrait faire différemmentethellip;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Autrement = il y a de l'autre ment, il est encore là, en corps, alors que<span style="">                               </span>Différemment = il y a du différé/mentethellip; <br />
avoir conscience qu'il y a un temps différantethellip;<span style="">  </span>nous ne sommes plus des bébés, nous avons grandit et gagner une part de liberté plus grande que l'enfant ne pouvait avoir, puis était autorisé à prendre, puis qu'il a pris en se culpabilisant ne sachant pas s'il avait le droit, justement parce qu'il n'avait pas le droitethellip;<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">A nous, d'aller regarder dedans, dedans comment cela se noue, dans ce que l'on fait ou n'arrive pas à faire et la seule façon lorsque l'on ne voit rien ou que l'on ne sait, par ou chercher, pour commencer à avancer, c'est de chercher à s'éclairer, de faire la démarche de trouver une lumière. De celle qui nous convient mais j'insiste pour mémoire, à mon avis, juste de celle qui nous convient à un moment donné pour un travail donné. Vous l'avez entendu, cette lumière, que personne n'est obligé de porter tout le temps, que vous pouvez laisser dans un coin de votre pièce intérieur, éteindre et allumer selon votre <span style=""> </span>besoin, votre envie. Vous n'avez <span style=""> </span>pas besoin de la même lumière si vous voulez lire, ou être à un bureau pour un travail de précision ou encore dans le salon pour regarder la télévision par exemple ou crée une ambiance intime lors d'un dinerethellip; </span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Si je veux voir clair ou si je veux réfléchir. <span style=""> </span></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Lorsque l'on y arrive pas tout seul - car il serait logique que de l'éclairage que l'on voudrait avoir, donc du reflet de nous même, cela ne soit pas que d'un miroir, on ne ferait rien d'autre que de voir ce que l'on voit déjà, pas cette part que nos yeux ne veulent nous donnerethellip; pour la part que l'on croit ne pas pouvoir se saisir, alors que oui nous le pouvons, encore faut-il apprendre comme un enfant à ses premiers pas, s'autoriser, prendre ce risqueethellip; de voir plus loin que le bout de son nezethellip;. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">A ce méfier donc de ce que l'on fait en cherchant chez cet autre à qui nous allons demandé de nous éclairer, de quel qualificatif nous allons l'affubler. A garder une vigilance que si c'est avec et dans un maître que nous cherchons NOTRE réponse, nous pourrions nous enfermer dans un système de note, un BON POINTethellip;. depuis un encore un autre. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le BON appel le MAUVAIS alors que le bien !!! </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'idée de demandé que l'autre puisse être un guide m'intéresse mieuxethellip; de ceux qui vous propose la cordéeethellip; (l'accorder) d'être en cordé avec lui, le temps d'un parcours, allant d'un point à un autre dans un paysage particulier pour une découverte, sans pour autant être privé de sa liberté de décider ce qui est bien pour nous. Encore faut-t-il en être assuréethellip; qu'il soit capable de nous assurer, le temps de ce chemin sans nous perdreethellip;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Que cherche donc l'enfant d'autre que d'être protégé par un guide, par quelqu'un qu'il pourrait admiré, comme de quelqu'un à qui on reconnaît une compétence, un savoir faire, mais qui sait nous montrer aussi que sur d'autre espace, il a lui aussi à apprendre, qu'il n'entend pas avoir la science en toute chose - il y a des terres inconnues encore à découvrir - <span style=""> </span>juste une intention à partager sa passion, son plaisir en une chose et dans son autorisation à ce faire plaisir, vous inviter à faire de mêmeethellip; </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Si l'on bloque quoique ce soit, pour un etlaquo; eva eternam etraquo;, pour un toujours, on fixe la chose. La respiration n'existe plusethellip; sans dilatation, sans acceptation que les choses doivent au minimum bouger comme le font les poumons pour continuer à donner la vieethellip; </span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">J'entends l'éducation ainsiethellip;. Comme ainsi/un siethellip;<span style="">  <br />
</span>Si tu peux y arriver -pour - un oui tu peux y arriver j'en suis assuréethellip; <span style="">  <br />
</span>si = scie / oui = ou il y a union individu, un d'accord.</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlaquo; <u>Je ne serais pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté, l'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanitéethellip;</u> etraquo;<span style="">  </span>Nelson Mandela<span style="">                       </span><i style="">etndash; le long chemin vers la liberté</i> etndash;<span style="">  </span><span style=""> </span><span style=""> </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Déjà Voltaire etlaquo; <u>Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres </u>etraquo;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Donc si quelque chose ne va pas dans votre vie ou si vous en avez un doute raisonnable et j'entends résonnable qui résonne en vous donc, qui ne coule pas, que vous vous sentez devoir supporter une tension, crouler sous un poidsethellip; c'est que vous portez quelque chose qui ne vous appartient pas tout à fait ou dont vous vous défendez de porterethellip;<span style="">  </span>pour le savoir, aller le vérifier comme pour vous en assurer vous-même (le guide fait cela) de qu'est-ce que c'est qui vous attacheethellip; quel et l'attache, la tâche qui vous encombre, qui vous bard (bord) le chemin, qui vous oblige à passer par cet endroit, par cette souffrance envers vous, envers l'autres.. ? Pour voir dedans notre sac à dos, encore faut-il le poser et devant vous, pour l'ouvrir plus simplement. C'est aussi s'il est trop lourd en faisant sortir ce qu'il y a dedans ?! ce qui vous fait mal au dosethellip; on peut aussi le dire =<span style="">  </span>laisser sortir les mals de dos, donc nous disons les maux qui vous font mal dedansethellip; les mots qui vont font malethellip; L'idée est que ces maux sont des mots qui sont porté par vous et que vous pouvez les laisser sortir au moins pour y voirethellip; ce qu'ils vous font et comme ils vous font çaethellip;<span style="">        </span><b style="">laisser défiler les mots pour lire entendre la cordée de mauxethellip; </b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est ce que propose la psychanalyse, permettre au sujet de dire SON dire par le libre association des mots, de SES MAUX.. à savoir comme il le souhaite, comme il a envie de les laisser sortir. Exprimer ses dires, les siens donc pas ceux du thérapeute, cela veut dire qu'il est là comme une guide, avec un conseil lorsqu'il y a risque de danger, mais pas pour juger. Le sujet car c'est un individu qui vient dire JE, doit pouvoir dire etlaquo; mes dires etraquo; et si cela s'est écrit autrement autre/ment en lui, d'entendre en quoi etlaquo; mes dires etraquo; s'est écrit etlaquo; médires etraquo;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Dans notre rôle de parent, en tant que guide de nos enfants nous devons les accompagner là ou les pistes sont encore etndash; tant que c'est en-corps etndash; trop dangereux, mais de savoir se décaler pour laisser la place, le mettre dans la cordé en avant, lorsqu'il est en nage de savoir nager, en âge, d'un point de vu physique, mais aussi<span style="">  </span>psychique, car quelque fois on CROIT. <br />
<b style="">Dans la réalité il ne suffit pas de croire, mais d'être sûr, d'apprendre à s'assurer.<br />
</b>Donc une invitation à lire en vous, comme en un autre (bouquin, thérapeute, ami, parent, voisin) tout ce qui peut vous permettre de VERIFIER. Quoi ? Que vous ne vous la jouer pas trop en maître donc dans la toute puissance, laissez vous la place à l'autre, ni en esclave de vos enfants, ce n'est pas eux qui peuvent décider de tout, à tout moment, il faut qu'ils vous prouvent qu'ils en sont capable car ils n'ont pas conscience du danger tout le temps. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ne douter pas, ils seront heureux alors de vous le montrer car pendant ce temps là, vous les regarder et surtout de leur avoir demandé, car c'est que c'est possible, ils se savant alors être important à vos yeux, que vous n'avez pas envie de les perdre, qu'ils sont précieux, qu'ils ont de la valeur, VALEUR. <br />
Ils apprennent ainsi le chemin, qu'ils pourront reprendre à leur compte. <br />
<b style=""><br />
etlaquo; Nous ne sommes pas libre, nous avons seulement atteint le liberté d'être</b> <b style="">libre etraquo;</b><span style="">  <br />
<br />
</span>Cela veut dire que si vous cherchez à vous en assurer, vous leur montrer le chemin de comment on s'assure et soi et les autres. Au début, toujours pour rester dans l'idée du guide de montagne, même si un nouvel arrivant dit qu'il est expert, le guide vérifie quand même ; Quoi ? Que cette personne est effectivement ce qu'elle dit être. Mais ne douter pas qu'il reste même après vigilant, car c'et de sa propre vie dont il et question aussi. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Acceptez d'être surpris, c'et dire mais aucun problème pour moi que tous réussisse au contraire. Si tu penses pouvoir le faire, tu peux le faire.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Car c'est toujours du REGARD que nous portons sur soi, sur l'autre que commencent les histoires.</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> <span style="">   </span></span></p>...</description> 
	<guid>http://www.edwige-monod.com/article-8-qu-est-ce-nos-enfants-nous-reprochent.html</guid> 
</item> 
<item> 
	<title>Projection et Transfert</title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 00:14:38 +0100</pubDate> 
	<description><p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 35.4pt; text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 20pt; line-height: 115%;"><span style="">         </span><span style=""> </span><span style=""> </span></span><span style="font-size: 18px;"><span style="line-height: 115%;">Projection et Transfert</span></span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;"></span><br />
<span style="font-size: 16px;"><span style="line-height: 115%;">etlsquo;L'empreinte d'un homme sur un autre est éternelle,                    aucun destin n'a traversé le nôtre impunément'                                                            François Mauriac</span></span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;"></span></p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14px;"><span style="line-height: 115%;">etlaquo;  <i style="">Dans la doctrine psychanalytique, la projection est un <u>mécanisme de</u> <u>défense </u>inconscient par lequel le sujet projette sur autrui les craintes et les désirs qu'il ressent comme interdits et dont la représentation consciente serait chargée d'angoisse ou de culpabilité. Elle participe à la constitution des phobies dans la névrose et du délire dans la psychose</i> </span><span style="line-height: 115%;">etraquo;</span></span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> <span style="font-size: 12px;">Définition très explicite de l'Encyclopédie. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Par cette communication au sein de votre cycle d'enseignement du mouvement<span style="">  </span>énergétique avec François Loutrel, il est question d'éclairer votre compréhension <span style=""> </span>suffisamment pour que vous puissiez entrevoir en quoi la projection apparaît comme un élément essentiel dans la connaissance d'autrui, ne serait-ce parce qu'elle est un élément incontournable dans la constitution même de chaque individu. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">En effet le petit d'homme en un temps archaïque va construire au-delà de sa structure génétique, <u>son psychisme</u> et cela <u>seulement parce qu'un autre est là</u>. Car tout au début, le bébé n'a pas conscience d'être un être séparé, il est dans un état que l'on nomme l'omnipotence, c'est-à-dire la toute puissance, l'illusion d'un pouvoir de décision absolu et c'est de cette aliénation là, dont il est question de sortir, pour devenir sujet. </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Sortons-nous complètement de cet état, sommes-nous sujet ou restons-nous objet de nos désirs illusoires ?<span style="">   </span></span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Nous allons visiter l'ontogenèse, cette part intime de l'humain.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">De notre point de vu d'adulte cela semble naturellement ridicule que l'enfant puisse se vivre dans la toute puissance, tant nous avons conscience de la dépendance du petit d'homme. C'est pourtant un long chemin, que celui-ci va devoir faire, pour prendre conscience de sa position vis-à-vis de l'autre. J'ai bien dit se vivre, car nous sommes loin de la prise de conscience, qui sera longue, il lui faudra plusieurs mois pour comprendre que ce sein qui le nourrit n'est pas lui, puis n'est pas que lui, enfin qu'il n'est pas du tout à lui et plusieurs années, voir jamais, pour cesser d'essayer à toute fin (faim) malgré tout, de le contrôler. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlaquo; Le sein échappe à l'enfant, nous dit Freud, mais le sujet humain ne renonce jamais totalement de se saisir du tout de l'Autre etraquo;. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est parce que de cette part là qu'il s'est nourrit, grâce à cette part là qu'il a survécu. Il faut entendre la notion de faim etndash; fin, car le vide en lui de cette faim qui le tiraille, ne peut exprimer qu'une chose pour lui, un ressenti organique, neuro-végétatif aussi une tension et la tension (attention) crée de l'angoisse, la conscience du manque, de<span style="">  </span>la perte, si je me vis comme un tout, c'est un tout qui part, c'est la fin, la mort pour nous. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il faut ne pas oublier que dans le ventre de la mère, il s'est formé, construit, grandit, sans avoir besoin <u>de demander quoique ce soit.</u> Il s'est vécu se développer. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><i style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlsquo;Restera un sentiment à jamais que, si je suis un être séparé, un jour j'ai été Un ou deux en un, avec cet Autre, ce tout qui a pourvu à tout, qui savait ce dont j'avais besoin'.<span style="">  </span></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Alors après ce passage en cet autre monde aérien où, on ne peut en douter, les sensations sont bien différentes, ne serait-ce que parce qu'il n'y a plus ce filtre, ce placenta qui lui servait de paroi de protection. Les sensations lui arrivent plus brutalement, ses sens sont exacerbés. Le bébé est plongé dans une grande confusion, ses gestes n'ont contenus peut lui donner le vertige. Le nouveau-né, a fortiori le fœtus in utero a été longtemps considéré comme un être réflexe, un simple etlsquo;tube digestif', sans aucune compétence, dénué de sentiments, de sensations. <br />
Nous devons rendre hommage à <strong><i style="">Mélanie</i></strong><i style=""> </i><strong><i style="">Klein</i></strong> qui, la première, a envisagé l'organisation psychique sous un jour nouveau. Certaines techniques comme l'échographie ont permis de suivre le développement du fœtus et l'apparition de ses compétences. Celles dans le domaine du goût et de l'audition sont bien connues, cette dernière est repérée dès le 5<sup>ème</sup> mois de la vie fœtale. Lorsque le bébé entend des sons dans la fréquence de la voix humaine, celui-ci arrête son activité, son cœur se ralentit et il tourne la tête vers la source sonore. On reconnaît ainsi au bébé une organisation innée le prédisposant à une relation active à son environnement. Nous aurions tendance à croire que les parties perdues de l'être amniotique ainsi que la communication internet à la mère sont oubliées, or il en est rien, car en observant les comportements relationnels primitifs entre le bébé et sa mère, après la naissance, il y a un comportement repéré celui de l'<u>agrippement,</u> à 10 jours à peine, on peut constater combien le nouveau-né est capable d'imitation d'autrui : face à la mère qui lui tire la langue, ouvre et ferme sa bouche, le bébé fait de même en se synchronisant sur elle et prend plaisir à ces jeux d'imitation réciproque. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est par l'observation directe propre à l'éthologie que <i style="">Bowlby</i>, psychanalyste anglais, a conçu la notion d'attachement en tant que etlsquo;nature du lien qui unit l'enfant à sa mère' faisant suite aux travaux qu'il avait effectué avec l'éthologue américain <i style="">Harlow.</i> Pour ces deux auteurs, <u>les liens unissant l'enfant à sa mère</u>, chez le petit d'homme comme chez l'animal, <u>sont pulsionnels</u>, traduisant une tendance originelle à rechercher le contact avec autrui. </span><br />
<br />
<i style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">        </span><strong><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Freud</span></strong></i><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> lui-même a eu recours à l'observation et l'éthologie ainsi avec l'histoire de la etlsquo;bobine' il met en lumière que, en faisant apparaître et disparaître un objet etndash; en l'occurrence une bobine rattachée à un fil etndash; l'enfant intègre les notions de présence/ absence de la mère. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : <br />
- est-ce si cet autre n'est plus là, je vis encore ? - est-ce que si cet autre s'en va, il vit encore ? En corps pourrait-on dire. C'est la question du lien à l'objet (la mère) dans la construction du moi qui est au travail. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Nous savons que se sentir séparé, rejeté, abandonné, sont des angoisses des plus puissantes qui puissent saisir un être humain. L'accent est souvent mis sur la naissance, qui constitue, de fait, la première séparation. La première d'une succession qui permettra à l'enfant de construire sa personnalité et acquérir sa propre indépendance. La séparation étant une frustration, de celle que l'on nomme structurante, car elle donne le ressenti d'un manque, d'un manque constitutionnel et ainsi fait surgir le désir et la demande. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">A la naissance, le nouveau-né, privé de sa source d'alimentation va ressentir un manque et réagir devant ce malaise. <b style="">Ce sera, au long court, selon <u>la qualité de réponse de</u> <u>cet autre</u> qui s'occupe de lui <span style=""> </span></b><i style="">(La bonne et la mauvaise mère de Winnicott)</i>) <b style="">- chaque réponse étant un élément mis<u> en mémoire et constituant pour les premières empreintes</u> etndash; que ce fera la différence entre frustration structurante et carence, dès le début et déjà in utéro nous l'avons vu. Dans cette histoire u<u>n seul acteur, l'Autre</u> et c'est dans sa capacité à interagir avec le bébé, en le faisant devenir, lui aussi, acteur que sera <u>l'enjeu etndash; l'en je premier.</u> <span style="">  </span>Nous n'aurons donc pas été pour rien dans cette histoireethellip;. Nous sommes un peu responsable, de là à se croire coupable, il n'y a qu'un pas, puisqu'au départ tout est nous, donc est-ce nousethellip; noué, surement. <span style=""> </span><span style=""> </span><span style=""> </span><span style="">   </span><span style="">  </span><span style="">   </span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Car le bébé n'a pas d'autre potentiel énergétique que de se défendre - dé-fendre : lutter contre <span style=""> </span>les effets de l'intrusion que l'on fait dans son être, c'est-à-dire de réagir et <b style="">c'est en faisant de la <u>résistance</u> à ce qui lui est <u>désagréable</u> = à se mettre en tension. </b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il n'a pas d'autre choix que <u>d'incorporer</u> ce qu'il reçoit et d'utiliser la <u>répulsion.</u> <span style="">    </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est physique, réactionnel, c'est le neuro-végétatif qui est en action. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ainsi le mécanisme premier de tout humain est la gestion du monde des sensations et de leurs effets de plaisir/déplaisir. Ainsi Freud de dire que le fonctionnement humain ne s'appuie donc principalement que sur ces deux pulsions : EROS et THANATOS. L'humain se défendant continuellement contre son déplaisir pour retrouver le plaisir illusoire premier.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlaquo; Dans <i style="">Pulsion et destin de pulsions</i> (1915), <strong><i style="">Freud</i></strong><i style=""> - </i>employant pour la première fois le mot etlsquo;introjection' etndash; décrit le mécanisme premier ainsi : </span></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlsquo;Au début de la vie, le Moi est entièrement dominé par le principe de plaisir. Dans la mesure où les objets qui lui ont présentés sont des sources de plaisir, le Moi les inclut les etlsquo;introjecte, pour utiliser le terme de Ferenczi et d'autre part, expulse ce qui, au-dedans de lui-même, devient une source de déplaisir' </span></p>
</div>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Cependant, alors que pour Freud l'introjection serait liée, dans ce texte au Moi-plaisir, pour Ferenczi, l'investissement des objets par le Moi chez le névrosé semble constituer une fin en soi. En effet, l'introjection s'applique habituellement à un processus d'intériorisation calqué, certes, sur l'incorporation, mais ne faisant - à la différence de cette dernière etndash; aucune référence au corps propre. Il s'agit d'une intériorisation d'objet ou de qualités de l'objet à l'intérieur de l'appareil psychique, par exemple du Moi ou du Surmoi, de modifier ces derniers pour faire place à l'objet : avoir faim d'objet. Cette distinction entre introjection et incorporation est souvent laissée de côté. etraquo;<span style="">   </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est par ces différents vécus de cette mise en relation d'avec l'autre, de ces différents ressentis intérieurs par la mémorisation de sa mise en tension intérieur que le bébé va étayer ses perceptions. Les interprétations se feront par la suite, de part les sons et les images qu'il aura dans le même temps, comme une bande d'accompagnement, incorporés malgré lui et par association à chaque reçu et ressenti - Freud parle de représentation d'objet - puis de représentation de chose et de mots, par la mise en place progressive de la compréhension par entendement répétitif d'association de vocalises et/ou de sons. <span style="">  </span><i style="">Ferenczi</i> estime : <i style="">la manière dont le langage humain identifie une série de sons et de bruits organiques à tel ou tel objet, sous prétexte de l'analogie acoustique la plus superficielle, de etlaquo; l'explication causale etraquo; la plus minime, rappelle vivement le mécanisme précaire <u>du transfert</u></i><span style="">             </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoListParagraph" style="text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">-<span style="font: 7pt etquot;Times New Romanetquot;;">          </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Voir page 35 à 39 du mémoire master 1 identité en psychanalyse</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Dans le mécanisme de la projection</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">, Il est question d'une <u>déformation de la perception</u> et il est donc nécessaire de bien comprendre ce maillage premier de l'inconscient car c'est à cette condition que l'on peut aborder la problématique de la projection. <span style=""> </span><span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Les perceptions ne viendront que dans un second temps car elle suppose une implication subjective. On ne peut considérer la perception que selon l'organisation d'un inconscient répondant aux lois du signifiant. Le etlsquo;quelque chose perceptif' est toujours pris au milieu d'autre chose, il fait toujours partie d'un etlsquo;<i style="">champ</i>' nous dit Lacan : <i style="">etlsquo;Nous sommes pris dans le monde et nous n'arrivons pas à nous en détacher pour passer à<span style="">  </span>la conscience du monde. Notre agir ne peut partir que de là. C'est de cette place et selon ma singularité que</i> <i style="">j'exprime le monde</i>'. Le monde pour le bébé c'est tout d'abord lui, puis parce que cela lui échappe, il commencera à chercher pourquoi et comment faire pour que cela reste et lui revienne, ensuite de croire que si ce n'est pas lui qui a tout, alors c'est l'autre et le vouloir et tout faire pour ajuster son comportement et ainsi le nait le premier lien d'amour.</span></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm;"><strong><i style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ferenczi </span></i></strong><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">insiste : etlsquo;<i style="">c'est cette union entre les objets aimés et nous-mêmes, cette fusion de ces objets avec notre Moi, que j'ai appelée introjection et -<span style="">  </span>je le répète etndash; j'estime que le mécanisme dynamique de tout amour objectal et de tout transfert sur un objet est une extension du Moi, une introjectionethellip; quant au transfert excessif des névrosés, je l'ai décrit comme une exagération inconsciente de ce même mécanisme dynamique, une sorte de maladie introjective, à l'opposé de la tendance paranoïaque qui retire son amour des objets et qui, lorsque cet affect lui revient, le projette sur le monde extérieur, maladie projective. </i></span></p>
</div>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il classe le matérialisme qui dissout totalement le Moi dans le monde extérieur comme représentant un cas extrême de projection et le solipsisme qui incorpore le monde entier au Moi, comme l'introjection la plus poussée. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Matérialisme : Doctrine philosophique pour laquelle il n'existe d'autre substance que la matière. Le matérialisme rejette l'existence de l'âme, de l'Au-delà et de Dieu. Il considère la pensée comme une etlaquo;'donnée seconde', un produit de mécanismes matériels (démocrite) soit simplement comme une illusion (épiphénoménisme). Marx, Engels</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Solipsisme : (du latin<span style="">  </span><i style="">solus,</i> seul et <i style="">ipse,</i> soi-même) Attitude ou doctrine philosophique selon laquelle rien n'existe en dehors de la pensée individuelle, le monde extérieur n'étant qu'une sorte de rêve du sujet pensant. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est pourquoi Lacan va écrire l'Autre avec un grand A, pour signaler cette propension illusoire dans laquelle, l'enfant se vit puis vit son monde ce sein, cet autre. </span></p>
<div style="border-style: solid solid none; border-color: windowtext windowtext -moz-use-text-color; border-width: 1pt 1pt medium; padding: 1pt 4pt 0cm;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm;"><i style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Page 42/43 <span style=""> </span>- l'identification, l'autre c'est moi etndash; les grandes découvertes de la psychanalyse</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm; text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlaquo; L'on peut penser que le nouveau-né éprouve toutes les choses de façon moniste, dirons-nous, qu'il s'agisse d'un stimulus extérieur ou d'un processus psychique. Ce n'est que plus tard qu'il apprendre à connaître la etlsquo;malice des choses', celles qui sont accessibles à l'introspection, rebelles à la volonté, tandis que d'autres restent à sa disposition et soumises à son vouloir. Le monisme devient dualisme. Lorsque l'enfant exclut les etlsquo;objets' de la masse de ses perceptions, jusqu'alors unitaire, comme formant le <i style="">monde extérieur</i> et que, pour la première fois, il y oppose le Moi qui lui appartient plus directement lorque pour la première fois il distingue le <i style="">perçu</i> objectif (<i style="">Empfindung) </i>du vécu subjectif (<i style="">gefühl), </i>il effectue en réalité <u>sa première opération projective, la etlsquo;<b style="">projection primitive'.</b></u><span style="">  </span>Et si plus tard il désire se débarrasser d'affects désagréables sur le mode paranoïaque, il n'a pas besoin d'une méthode foncièrement nouvelle : de la même façon dont il a objectivé autrefois une partie de sa sensorialité, il expulsera une plus grande part du Moi dans le monde extérieur, transformant encore plus d'affects subjectifs en sensations objectives. etraquo; <i style=""></i></span></p>
</div>
<div style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color windowtext windowtext; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 4pt 1pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlaquo; Cependant, une plus ou moins grande partie du monde extérieur ne se laisse pas expulser si facilement du Moi, mais persiste à s'imposer, comme par défi : aime-moi ou hais-moi, etlsquo;combats-moi ou sois mon ami !'. Et le Moi cède à ce défi, réabsorbe une partie du monde extérieur et y étend son intérêt : ainsi se constitue la etlsquo;<b style="">première introjection primitive</b><span style="">' </span><u>Le premier amour, la première haine se réalisant grâce au transfert</u> : une partie des sensations de plaisir ou de déplaisir, auto-érotiques à l'origine, se déplace sur les objets qui les ont suscitées. Au début, l'enfant n'aime que la satiété, car elle apaise la faim qui le torture etndash; puis en vient à aimer aussi la mère, cet objet qui lui procure la satiété<b style="">. Le premier amour objectal, la première haine objectale sont donc la racine, le modèle de tout transfert ultérieur qui n'est donc pas une caractéristique de la névrose, mais l'exagération d'un processus mental normal. etraquo; </b><span style=""> </span><span style="">                                                                        </span><i style=""></i></span></p>
</div>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Projection et introjection sont des mouvements normaux d'un mécanisme fondamental du développement de la personnalité</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">. Les introjections sont en général conscientes chez le sujet normal, tandis que le névrosé les refoule pour la plupart ; il les libère dans des fantasmes inconscients et ne les révèle qu'à l'initié, indirectement sous forme symbolique. Bien souvent ces transferts s'expriment dans des etlaquo; formations réactionnelles etraquo; : le transfert né dans l'inconscient arrive à la conscience avec une charge émotionnelle accrue sous un signe inversé. L'introjection <span style=""> </span>est une aptitude au transfert, d'une extension du Moi tandis que l'hallucination est une dynamique de projection, sur l'autre. <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La projection est, le mouvement inverse, symétrique et complémentaire de <u>l'identification,</u> car s'identifier, c'est non seulement intérioriser l'image d'autrui mais aussi projeter sa propre image sur celle du modèle.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'approche intellectuelle d'un problème est en réalité un processus d'identification : </span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'identification fournit la base instinctive de la compréhension et de la connaissance, ce qui veut dire que nous ne pouvons percevoir le monde extérieur que comme une chose non totalement différente de notre Moi. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le verbe etlsquo;identifier' appartient au langage courant aussi bien qu'au registre philosophique. Il signifie etlsquo;considérer comme identique, comme assimilable à autre chose ou comme ne faisant qu'un avec quelqu'un : reconnaître comme appartenant à une certaines espèce ou classe d'individus'. <span style=""> </span>Avec la psychanalyse et, plus précisément avec la notion d'inconscient, ce verbe et son substantif vont prendre une dimension nouvelle. Freud utilise le concept d'identification à propos de la formation des symptômes et devient le principal mécanisme constitutif de la personnalité. L'identification est la façon la plus primitive de reconnaître la réalité extérieure. En somme, il ne s'agit pas d'autre chose que d'une sorte de mimétisme psychique. Ainsi donc et c'est Alice Balint (première épouse du docteur Michaël Balint, psychanalyste britannique disciple de Freud et créateur des groupes de médecins qui portent son nom) qui nous le dit, elle a écrit un ouvrage qualifié de charmant intitulé la chambre d'enfant, dans lequel elle retraçait les principales étapes du développement de l'enfant : c'est grâce à l'identification que l'enfant apprend à connaître le monde extérieur, son but est de rendre familier et agréable le monde inconnu, donc redoutable, éviter la peine et procurer la joie. C'est une issue à l'aide de laquelle l'enfant etlsquo;digère' et assimile le monde extérieur, car tout est corps dans le premier temps de l'enfant, la base de l'identification étant d'abord l'organe. La tétée est le point de départ de la première satisfaction importante que nous procure un autre. Elle est psychologiquement la forme ancestrale de l'amour. Au moment où l'enfant sent le lait humecter ses lèvres, le déséquilibre, liée à la sensation de faim, qui éprouve la résistance de l'enfant à supporter la souffrance, s'apaise etndash; l'intégrité du Moi qui par la tension se trouvait séparer de son entourage, se reconstitue. Le sein de la mère ne fait pas partie du corps de l'enfant, l'enfant l'apprend par cette expérience pénible qui lui fait constater son absence alors qu'il en a le plus grand besoin. Il lui faut apprendre à supporter une grande dose de souffrance, d'attente et de désir en échange de la satisfaction qu'il reçoit. <span style=""> </span></span></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ainsi <strong>Alice Balint</strong> en déduit que les identifications constituent une sorte de pont reliant l'amour du Moi à l'attachement au monde extérieur : page 54 - de l'identification a la racine de l'affection et de la compréhension : etlsquo;L'évasion ou la suppression du phénomène désagréable sont particulièrement difficiles à réaliser dans la prime enfance. C'est ce qui explique la différence considérable d'intensité entre les identifications de cet âge et les identifications ultérieures. Pour être précis, dit-elle, ce n'est pas parce que cet objet ressemble à quelque chose qu'il aime, mais parce qu'il a réussi, grâce à son instinct, à identifier la chose étrangère avec une chose familière et à la prendre en affection. Aussi donc, l'identification et la base commune aussi bien de l'affection que de la compréhension, qui serait inconcevable sans elle. ethellip;. Page 56 - Ce processus en partie physiologique est l'image parfaite du processus purement psychique que nous appelons identification. Ainsi donc c'est de deux façons que l'identification se trouve au service de la jouissance ; d'une part elle supprime la tension entre le Moi et le monde extérieur, d'autre part nous trouvons dans son mécanisme le souvenir de ce bien-être dont nous avons joui à l'âge de nourrisson. <span style=""> </span><span style=""> </span><span style=""> </span><span style="">  </span><span style=""> </span><span style=""> </span></span></p>
</div>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'identification tend à faire disparaître la distance entre le Moi et le monde extérieur et l'affection comporte toujours la constatation qu'il existe d'autres être en dehors de nous. </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Nombres d'auteurs ont su montrer combien dans les relations entre l'enfant et ses parents, la projection reste <u>constamment à l'œuvre</u> : pour le premier, dans l'image qu'il se crée de son père et de sa mère, et pour les seconds, qui se projettent sur leur enfant dans l'idée qu'ils se font de sa place, de ses rôles et statut dans la famille, ainsi que l'avenir qu'ils lui souhaitent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Les découvertes de Freud dans le domaine de la psycho-pathologie de la vie quotidienne ont démontrés que nos actes manqués : oublies appelés etlsquo;distractions' et autres maladresses, lapsus linguae et clami, ne s'expliquent que par l'hypothèse du maintien en activité chez l'adulte à l'état de veille des processus de déplacement des affects et comment la vision politique et religieuse que les hommes se font de l'univers, les superstitions si répandues, voire la métaphysique des philosophes, sont des méta-psychologie pure :<span style="">           </span><span style="">               </span>-<span style="">  </span>une projection de sensations et de sentiments dans le monde extérieur<span style="">                             </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Dans etlsquo;l'identification l'autre, c'est moi' de la collection les grandes découvertes de la psychanalyse - <strong>Sandor Ferenczi</strong> - la mythologie, où l'anthropomorphisme joue un si grand rôle, apparaît à l'analyse comme une combinaison des processus d'introjection et de projection. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Nous retrouvons donc naturellement ce mécanisme dans les relations sociales, les etlaquo; élèves etraquo; se projetant sur leurs<span style="">  </span>etlaquo; enseignants etraquo; et réciproquement ou/et patron/employé. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Sans aller nous perdre dans trop d'explication, il parait évident de l'intérêt d'en comprendre un peu plus, ne serait-ce pour vous permettre une plus grande vigilance quand à vos propres projections. Il est une <b style=""><u>dialectique </u></b>celle connue<u> <b style="">du maître et de l'esclave</b></u>, que nous pouvons étudier pour mettre un peu plus en lumière, de ce qu'il en est du produit de ces processus qui nous construisent. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><span style="font-size: 20pt; line-height: 115%;"><span style="">   </span>La dialectique du maître et de l'esclave </span></p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">etlaquo; <i style="">De même que je refuse d'être un esclave, je refuse d'être le maître</i> etraquo;<span style="">  </span>Abraham Lincoln</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Nous trouvons cette étude de Hegel dans <i style="">la phénoménologie de l'esprit (1806-1807)</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Deux personnes, etlaquo; deux consciences etraquo; dit Hegel s'affrontent dans une lutte de pur prestige. Chacun cherche la reconnaissance, c'est-à-dire que l'autre s'incline devant lui, admettre sa valeur, renonce à la contester. Le combattant qui a été jusqu'au bout de son désir, sans faillir devant la peur de la mort, devient le etlaquo; maître etraquo; de celui qui n'a pas su faite la même preuve de sa liberté. Mais du coup, le maître est doublement lié à son esclave : </span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">-<span style="font: 7pt etquot;Times New Romanetquot;;">          </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Par le désir de se faire durablement reconnaître comme libre</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">-<span style="font: 7pt etquot;Times New Romanetquot;;">          </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Par la nécessité d'interposer entre lui et la monde, son serviteur dont le travail lui assure les moyens de se maintenir au dessus des contingences de la vie. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Hegel présente l'homme comme un individu immergé dans la nature à laquelle il appartient. Sa conscience n'est pas une pure conscience mais une conscience immergée dans une illusion de réalité compte tenu de ce qui la constitué. L'inaptitude de l'enfant à se discerner de l'Autre. Dans une relation maître-esclave, le plus libre (le vrai maître) des deux est celui qui peut se passer de l'autre : ce que tu ne peux pas donner te possède. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le conflit est inhérent à la condition humaine. Il est question dans son texte, de deux hommes qui entretiennent donc des relations tendues, il y a donc conflit et l'un d'entre eux va accepter de prendre des risques et va devenir le maître : </span></p>
<p class="MsoListParagraph" style="text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">-<span style="font: 7pt etquot;Times New Romanetquot;;">          </span></span></span><!--[endif]--><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">De quel risque parle-t-on</span></u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> ? Celui de s'exposer, de ne pas être appréciéethellip; de chercher des réponses, en allant vers nos profondeurs, d'oser aller y regarder, se remettre en question, et l'image que nous voulons donner à soi, aux autresethellip;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlaquo; La vie vaut ce que nous sommes capables de risquer pour elle etraquo; </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il n'y a de liberté que par l'acte même de libération, à savoir que celui qui ne veut pas risquer sa vie, risque fort la servitude. Cependant, une fois etlaquo; maître etraquo;, l'individu devient passif/inactif. C'est son esclave qui travaille, qui s'accomplit. Ainsi le maître devient dépendant du travail de son esclave, il devient l'esclave de son esclave, car c'est en travaillant qu'on atteint la liberté. </span></p>
<p class="MsoListParagraph" style="text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">-<span style="font: 7pt etquot;Times New Romanetquot;;">          </span></span></span><!--[endif]--><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Qu'entend-on par travailler ?</span></u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">  </span>Mettre au travail ce que nous projetons sur l'autre, comme appartenant à l'autre et qui ne peut qu'être, seulement ou aussi, en nous, puisque c'est nous qui en somme dérangé. En quoi ce quelque chose qui me dérange chez l'autre me parle ? Comment je pourrais en parler ? De quel mot, de quel qualificatif<span style="">  </span>pourrais-je recouvrir ce malaise, cette colère, ou autre ressentiment ? C<u>omme un manteau qu'il me faudrait retirer de sur moi<span style="">  </span><br style="" />
<!--[if !supportLineBreakNewLine]--><br style="" />
<!--[endif]--></u></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'esclave est l'être qui, transformant la Nature, accède immédiatement à l'objet dans son côté passif et actif. Le maître, qui pour sa part ne travaille pas mais fait réaliser vit immédiatement de la jouissance de l'objet consommable : il ne connaît que son aspect passif. Il apparaît que l'esclave, travaillant (réalisant) à transformer le monde humain, se transforme lui-même et revendique son autonomie au monde naturel dans sa transformation humaine du monde, tandis que le maître se rend étranger à son monde, qu'il ne reconnaît plus dans la reconnaissance qu'en fait l'esclave. En effet, celui-ci sur le produit de son travail, peut renverser le rapport de domination pour se retrouver dans l'accomplissement du monde humain : l'égalité.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoListParagraph" style="text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">-<span style="font: 7pt etquot;Times New Romanetquot;;">          </span></span></span><!--[endif]--><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Quel est le conseil ici donné</span></u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> ? d'être maître ou esclave ? Ni l'un, ni l'autre, juste prendre conscience que nous sommes les deux, <b style="">en un même <u>temps avec</u> soi-même.</b> </span></p>
<p class="MsoNormal"><i style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlaquo; Où il n'y a point de maître, tout le monde est maître ; où tout le monde est maître, tout le monde est esclave etraquo;</span></i><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> Bossuet</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La lutte des consciences aboutit donc au rapport maître/esclave. </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Si le maître est conscience de soi, il ne l'est pleinement que parce que l'autre l'a reconnu. Quand à l'esclave, dans cette relation à l'autre qui est une relation de lutte, il a éprouvé la disparition possible, la fragilité de son existence et a donc pris conscience aussi de lui-même dans les deux cas <b style="">la conscience de soi passe par autrui. </b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                                   </span>En connaissance de cause </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">                C'est de sa place de poète visionnaire etlaquo; dépossédé de son identité etraquo; que <i style="">Rimbaud </i>entaille la forteresse du <i style="">Cogito ergo sum</i> précédant Lacan dans sa définition du sujet divisé <b style="">qui n'est</b> <b style="">pas là où il pense, ni pensé d'où il est</b> allant jusqu'à proposer un <b style="">etlaquo; je panse donc je suis etraquo;.</b> </span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'identité est en quelque sorte un pansement : i(a) que Freud annonçait en ces termes etlaquo; Là où était du ça, doit advenir du moi etraquo;. </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Lacan porte la question structurale de l'être pour le sujet</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> dès le début de son enseignement (les psychoses) le qui sui-je concernant son être (fille ou garçon) et sa contingence dans l'être c'est-à-dire <b style="">qu'il pourrait n'être pas.</b> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le sujet humain se constitue par étapes comme être de parole, il se construit par identifications, pas sans l'Autre et de ce fait ne fait pas unité. L'enfant par sa prématurité suppose en nécessite l'Autre qui le parle et dont il est tributaire. Se pose donc d'emblée une impossibilité structurale à se faire tout seul, à répondre au qui suis-je ?</span></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ce que Freud avait dégagé et qu'on peut lire comme une synthèse dans un court texte (notes) de 1938 etlaquo; ethellip;Avoir et être chez l'enfant. L'enfant aime bien exprimer la relation d'objet par l'identification : je suis l'objet. L'avoir est la relation ultérieure, retombe dans l'être après la perte de l'objet. Modèle : le sein.<span style="">  </span>Le sein et un morceau de moi, je suis le sein. Plus tard seulement ; je l'ai, c'est-à-dire, je ne le suis pasethellip; etraquo; Freud S. etlaquo; Résultat, idées, problèmes etraquo; dans <i style="">Résultats, idées, problèmes, II</i> 12 VII, 1938, PUF, 1985 page 287.</span></p>
</div>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le développement de l'enfant se construit, s'organise autour de l'être et de l'avoir et il s'agira donc au cours d'une cure analytique de déconstruction etndash; se défaire de ses identifications etndash; et de construction afin de se faire à être : indentifications qui sont comme l'ajoute Freud etlaquo; la forme la plus originelle de liaison à l'autre. etraquo;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Donc au cœur du sujet se situe une scission fondamentale qui le fait autre à lui-même mais le constitue comme sujet </span></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">etlaquo; (ethellip;) le sujet comme tel est toujours, non pas seulement double, mais divisé etraquo;<span style="">                </span>Lacan J., etlaquo; Séminaire, Livre XXIII, Le sinthome, 1975-76, Paris Seuil, 2005, page 30</span></p>
</div>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Qu'est ce qui pousse donc le sujet humain à méconnaître ce qui est au cœur de lui-même etndash; sa division etndash; et aller chercher ailleurs les raison, les causes de son malaise, sa solution ? </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il va les chercher par exemple en se revendiquant d'un ou d'idéaux, d'une appartenance à un groupe, d'une communauté. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Les etlaquo; trois royaumes de Freud etraquo; nous dira José Mattei dans une note pour les préludes aux journées de l'EPFCL des 5 et 6 décembre 2009 : le ça, le moi et le surmoi ne font harmonie ni pour Freud ni pour Lacan dans leur différence à définir l'inconscient. Mais ils s'accordent pour dire que l'inconscient ne se déduit que des ratages de la parole. etlaquo; <i style="">L'effet de langage, c'est la cause introduite dans le sujet. Par cet effet il n'est pas cause de lui-même, il porte en</i> <i style="">lui le ver de la cause qui le refend</i>. etraquo; Lacan J., etlaquo; Position de l'inconscient etraquo;, 1964<i style="">, Ecrits</i>, paris Seuil, 1966, page 835.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pour citer encore un autre auteur non psychanalyste, je citerai Etienne de la Boétie qui déjà en 1546, à 18 ans, écrivit un texte court et passionné : etlaquo; <i style="">Discours de la servitude volontaire ou</i> <i style="">Contr'un </i>etraquo;, netdeg;76, ed Mille et une nuit, 1995. etndash; Il y critique la tyrannie et son tyran mais surtout questionne pourquoi l'home<span style="">  </span>une propension à se faire serf d'un seul, qui le méprise l'avilie et l'humilie alors que <b style="">celui-ci ne peut régner qu'à la mesure où celui-là y consent.</b> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Quelque chose dans le sujet le pousse à faire exister et le maître et l'esclave. </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">A ne jamais donc oublié dans notre travail pour une compréhension de notre Etre qu'il est un autre qui nous gouverne. <span style="">   </span></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></p>...</description> 
	<guid>http://www.edwige-monod.com/article-9-projection-et-transfert.html</guid> 
</item> 
<item> 
	<title>Le Tiers en psychanalyse et en Management</title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 12:59:00 +0100</pubDate> 
	<description>Communication à l'IIPetM (Institut Psychanlyse et Management de Montpellier) du 17 novembre 2009 <br />
<br />
<b><span style="font-size: 18pt;">Le tiers en psychanalyse et en management</span></b>
<p><span style="font-weight: bold;">P</span>our définir une science, une discipline, il est demandé, de définir son objet. Nous nous trouvons dans notre approche singulière qui est la nôtre ici, à savoir mettre en reliance la psychanalyse et le management, devant un difficile à tenir, car il nous faudrait trouver un objet d'étude commun et nous avons plus tendance en management, de mettre en éclairage des temps, des modes de fonctionnement autour du concept de direction.</p>
<p>Pourtant derrière toute fonction n'y a-t-il pas à repérer des qualités humaines ?</p>
<p>La fonction de direction, même tenue dans le cadre d'un organigramme conséquent demandera à un individu donné, de présenter des capacités définis par le poste à pourvoir. Il est toujours question derrière une activité, d'un homme, quand bien même pour un système conceptuel, celui-ci a été pensé puis crée au départ, organisé par l'humain.</p>
<p>L'objet commun que je me propose ici de mettre au travail est l'humain en présentant où je perçois la notion de tiers comme fonction commune à ces deux disciplines.</p>
<p>Je proposerais dans ma communication de nous rapprocher de l'incidence de cette fonction de tiers dans l'espace qu'elle tient pour toute organisation. Je veux parler à celle inhérente à la constitution du sujet humain, selon la psychanalyse ce qui agit dans la formation de la structuration psycho affective de l'humain et responsable de fait des mécanismes de ses empreintes et dans un premier temps pour porter un regard sur l'entreprise, ce sera par des exemples de situation que je me propose de montrer comment cette fonction est aussi l'œuvre au cœur de toute activité managériale.</p>
<p>Mais pour commencer à y regarder plus près, il nous faut nous mettre d'accord sur une définition de cette fonction tiers.</p>
<p><b>La définition de TIERS</b></p>
<p>Lorsque l'on prononce ce mot, il est d'un commun accord tacite qu'il représente un autre en plus de deux autres. Selon la définition du Larousse etndash; Chaque partie d'un tout divisé ou conçu comme divisé en trois parties égales etndash; ou encore etndash; La troisième personne.</p>
<p>Il est question souvent, d'en faire référence lorsque l'on veut faire appel à une personne de confiance pour prendre conseil, ou disposer d'un éclairage et d'un point de vue différents sur le problème. Pour ce faire, vous vous tournez vers un ami, un proche, un autre dirigeant, une personne se trouvant à un niveau similaire dans une autre entreprise, ou encore un membre de votre réseau professionnel. Dans tous les cas, ce tiers est une personne étrangère à votre propre contexte quotidien et à la situation qui mérite une prise de décision. Pourquoi ? Pour obtenir autant soit peu, de la neutralité. Ainsi est-il courant de faire appel à des consultants extérieurs qui eux, sont payés pour ce type de prestation, mais un risque a été perçu, que leur jugement soit dépendant de leur rémunération ou de celui qui finance, pourquoi ? Parce que certain peuvent penser qu'il puisse être influencé, alors qu'il est question de trouver en un tiers, une personne dont on attend un avis impartial etndash; caractère de celui qui n'a aucun parti pris ou de ce qui est juste.</p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>Il semble accepté l'idée<span style="">  </span>que la nature humaine ne puisse être impartiale si concernée. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Qu'est-ce que cela veut dire ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le tiers, doit servir à prendre du recul dans la manière dont on appréhende un problème, tout en évitant de perdre du temps à réfléchir seul et par sa neutralité, peut mettre en évidence certaines de vos erreurs ou faiblesses sans que vous y perceviez une volonté quelconque de vous nuire. C'est ainsi qu'on le cherche ailleurs, pour que le tiers ne connaissant pas toutes les informations, ni les tenants et les aboutissants, concernant la décision à prendre, le décideur ne puisse prendre au pied de la lettre ce que lui conseille le tiers. Il s'agit ainsi d'un éclairage supplémentaire, pas d'une solution et laisse le pouvoir du décideur entier, voir selon le conseil donné, ce dernier se trouve conforté dans ses manières. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ceci laisse entendre semble-t-il que l'émotivité du manager, voir sa susceptibilité, ne doivent pas être le moteur de ces décisions. Comment celui-ci peut-il mettre de côté ses pulsions ou tout comportement réactionnel, alors que pour diriger, c'est sur ces mêmes dynamiques qu'il doit s'appuyer. Il s'agit donc, pour le dirigeant d'utiliser ces qualités reconnues, par exemple d'autorité, sans que pour autant celles-ci deviennent de l'autoritarisme, ou qu'il utilise le cynisme, la rancune, l'esprit de vengeance, envers un subalterne du fait de ses prérogatives. Un esprit critique peut être rapidement perçu par d'autres pour médisance.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Certaines corporations comme les syndicats se sont construits sur ces constats de conflits inhérents dans un groupe, car l'expérience nous a prouvé que <u>nous ne pouvions compter sur</u> <u>une neutralité de la nature humaine</u>, lorsque les intérêts des uns étaient divergents de ceux d'autres, quant bien,<span style="">  </span>d'une même société. Ce qui veut dire qu'au-delà d'un même objectif, qui serait faire en sorte que la société continue à fonctionner, il y a d'autres facteurs qui viennent compter comme - pas à n'importe quel prix - pour celui qui travaille et exécute ou dirige, sachant que dans certaines multinationales, les cadres sont eux aussi des exécutants. Ainsi l'inverse est aussi vrai, le dirigeant escomptant que ces employés puissent au-delà d'un salaire, investir le projet de l'entreprise. Pourquoi ? Parce qu'il a été prouvé qu'une personne donnant une valeur affective à son travail, s'arrête moins en arrêt de maladie, est plus enclin à s'adapter à une nécessité de travail et ceci volontairement.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ce terme de tiers nous est aussi familier, lors d'un conflit. Celui-ci est appelé en renfort, prenant la troisième place, médiateur entre deux autres, qui lui confit la délicate tâche de les départager. Dans ce contexte encore, le constat est fait que certaine fois, cela ne suffit pas, car encore faut-il qu'il soit reconnu par les deux parties, dans une impartialité la plus totale,<span style="">  </span>savoir garder une neutralité bienveillante. Les tribunaux sont là pour nous montrer combien celle-ci est mise à dur épreuve et qu'il est bien difficile de garantir cette impartialité. <span style=""> </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'évidence n'est plus à faire que <u>l'humain de part sa nature est traversé par des pensées, des</u> <u>émotions </u>qui lui permettent que très difficilement de garder sang froid et neutralité. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est souvent par un contrat tacite d'une vie en groupe, que l'on accepte de respecter certaines règles, parce que l'on y trouve un avantage, de protection par exemple, si je ne peux faire aux autres, l'autre non plus n'en a pas le droit et ainsi me sentir en sécurité. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Freud décrit ces mécanismes dans etndash; <i style="">Le malaise dans la culture</i> etndash; et à la page 283 livre XVIII plus précisément etlaquo; <i style="">Si une telle tentative n'avait pas lieu, ces relations seraient soumises à l'arbitraire de l'individu, c'est-à-dire que le plus fort physiquement en déciderait dans le sens de ses intérêts et motions pulsionnelles. Il n'y aurait rien de changé à cela si ce plus fort trouvait à son tour un individu encore plus fort. La vie en commun des hommes n'est rendue possible que si se trouve réunie une majorité qui est plus forte que chaque individu et qui garde sa cohésion face à chaque individuethellip;Ce remplacement de la puissance de l'individu par celle de la communauté est le pas culturel décisifethellip;..Son essence consiste en ce que les membres de la communauté se limitent dans leurs possibilités de satisfaction, alors que l'individu isolé ne connaissait pas de limite de ce genre. L'exigence culturelle suivante est alors celle de la justice, c.-à-d. l'assurance que l'ordre de droit, une fois donné, ne sera pas de nouveau battu en brèche en faveur d'un individuethellip; Une bonne part de la lutte de l'humanité se concentre sur une seule tâche, trouver un équilibre approprié, c.-à-d. porteur de bonheur, entre ces revendications individuelles et les revendications culturelles de la masse. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il nous laisse donc entendre que sans un accord communautaire, l'individu seul ne saurait contenir son envie d'assouvir tout désir. <span style="">  </span></span></u></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il lui faut donc un autre dont il va accepter la suprématie ne serait que professionnellement parlant et parce qu'un autre lui garanti que ce premier lui donnera en échange un gain. <span style="">     </span>Cet autre, est pour moi - ce tiers - étant selon, une personne, une direction, un état, une administration ou encore une loi. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La notion de tiers se fait jour. Cela serait cette instance qui garanti la justice, sur laquelle on peut s'appuyer pour réclamer son droit, servant de catalyseur aux débordements humains.</span></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il me semble par là, que <b style="">ce tiers soit</b> donc <b style="">présent de fait</b>, sinon <b style="">rien ne tient</b> </span></u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>et cela en toute instance, toute organisation, toute communauté, que ce soit par une place réelle ou d'une manière virtuelle, cette notion reste constamment mise au travail. <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span><b style="">Au cœur du sujet</b>, peut-on trouver <b style="">un espace tiers</b> qui fait que <b style="">sans lui rien ne tient</b> ? <span style=""> </span><span style=""> </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                        </span><b style=""><br />
</b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><b style="">Ces etlaquo; autres etraquo; indissociables de la genèse de l'identité </b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Tout au long de sa vie, Freud a observé et décrit des phénomènes psychiques sans leur attribuer une place et une dénomination spécifiques. C'est peu à peu qu'il en a précisé la fonction et leur a attribué un nom, en créant alors des concepts psychanalytiques. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le premier fut l<b style="">'inconscient </b>en 1895. Freud va au-delà du sens général donné à ce terme avant lui, pour décrire les phénomènes qui échappent à notre conscient. Par - <i style="">inconscient -</i>, Freud désigne une partie perturbée, névrosée du psychisme, partie qui renferme des pensées qui ont été -  <i style="">refoulées </i>-<span style="">  </span>parce qu'insupportables pour le conscient au moment de leurs vécues. De ces vécus traumatiques, restera une trace qui saura revenir sous différentes formes d'angoisses ou de symptômes, tant chacune cherche à se mettre à jour du conscient, ou plutôt que notre instance psychique cherchant à être en paix, y travaillera constamment.<span style="">  </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">D'ou la phrase de Lacan etlaquo; <u>tout ce qui n'est pas symbolisé revient sous forme de symptôme etraquo;</u> etndash; Lacan souligne de son séminaire VII etndash; <i style="">l'éthique de la psychanalyse</i>, p 76 etlaquo; <i style="">l'explication freudienne ne peut se saisir que si l'on se réfère à etndash; l'idée de signifiant etndash; et ne se comprend que si l'on considère que l'organisation de l'inconscient répond aux lois du signifiantethellip;</i> etraquo;<span style="">  </span>Nous apprenons par nos perceptions, mais la perception suppose une implication subjective. C'est la propriété même du signifiant de produire une signification qui fait que, dans le mirage de l'indication reçue des sens, <u>la perception ne se discerne que des effets de</u> <u>discours</u>, ici est l'erreur pour Lacan de l'objectivité totale. etlaquo; <i style="">Nous sommes pris dans le monde et nous n'arrivons pas à nous en détacher pour passer à la conscience du monde. Notre agir ne peut partir que de là. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Quel est ce monde ? C'est espace dans lequel nous sommes nés, <u>cet espace du tout qui est en</u> <u>fait lieu de confusion</u> du fait de n'avoir conscience d'être séparé de celui qui nous porte.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Car l'enfant n'a pas conscience du milieu, dont il est issu ou il vit</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Dans <i style="">l'abrégé de psychanalyse</i> à la page 59, Freud nous le précise en ces termes etlaquo;  <i style="">Au début, l'enfant ne différencie certainement pas le sein de son propre corps. C'est parce qu'il s'aperçoit que ce sein lui manque souvent que l'enfant le sépare de son corps, le situe au - dehors - et le considère dès lors comme un etndash; objet -, un objet chargé d'une partie de l'investissement narcissique primitif et se complète par la suite en devenant la personne maternelle. Celle-ci ne se contente pas de nourrir, elle soigne l'enfant et éveille ainsi en lui maintes autres sensations physiques agréables ou désagréables. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est la construction du lien à l'objet qui est au travail, dans sa fonction de procurer plaisir ou déplaisir. etlaquo; <i style="">Dans notre domaine scientifique, comme dans tous les autres, il s'agit de découvrir derrière les propriétés (les qualités) directement perçues de l'objet, quelque chose d'autre qui dépende moins des particularités de nos organes sensoriels et qui se rapproche davantage de ce qu'on suppose être l'état de choses réel</i>ethellip;. p70 etraquo; Freud nous parle des pulsions organiques qui agissent à l'intérieur de ce qu'il appellera le </span><b style=""><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span></b><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> et résultent elles-mêmes de l'union en proportions variables de <b style="">deux forces primitives : l'Eros et la pulsion de</b> <b style="">mort Thanatos</b>. Les pulsions se différencient les unes des autres par leurs relations avec les organes ou les systèmes d'organes. Leur seul but est de se satisfaire au moyen de modifications des organes, modifications qu'elles obtiennent, grâce à l'aide d'objets extérieurs. ethellip;.etlaquo; <i style="">Toutefois nous dit-il, </i>p 73<i style="">, une satisfaction immédiate et inconsidérée comme celle qu'exige le ça risquerait souvent de provoquer de dangereux conflits avec l'extérieur et d'entraîner la perte de l'individu. Le ça ne se soucie nullement d'assurer le lendemain et ignore l'angoisseethellip;.Le </i></span><i style=""><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span></i><i style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a coupé du monde extérieur, a son propre univers de perception. Il ressent avec une extraordinaire acuité certaines modifications à l'intérieur de lui-même, en particulier les variations de tensions de ses pulsions, variations qui deviennent conscientes en tant qu'impressions de la série plaisir-déplaisirethellip; etraquo; </span></i><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>Toutes impressions cénesthésiques. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Donc le noyau de notre être est constitué par le ténébreux </span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a qui ne communique pas directement avec le monde extérieur et que nous n'arrivons à connaître que par l'entremise d'une autre instance psychique : <b style="">le Moi.</b><span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">De même, le </span></u><u><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span></u><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a ne vise qu'au gain de plaisir, le Moi est dominé par le souci de la sécurité.</span></u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">   </span>Sa mission est la conservation de soi que le </span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a semble négliger. Au point de vue psychologique, sa fonction est d'élever les processus du ça à un niveau dynamique plus élevé, le rôle constructif du moi consiste à intercaler entre l'exigence pulsionnelle et l'acte propre à satisfaire cette dernière,<span style="">  </span>une activité intellectuelle, qui une fois bien considérés, l'état de chose présent et les expériences passées, s'efforce, au moyen d'essais expérimentaux, de peser les conséquences de la ligne de conduite envisagée. C'est ainsi que le Moi parvient à décider, si l'entreprise projetée peut aboutir à une satisfaction, s'il convient de la remettre à plus tard ou si l'exigence pulsionnelle, ne doit pas être purement et simplement réprimée parce trop dangereuse (principe de réalité).<span style="">  </span>Le Moi utilise des sensations d'angoisse comme d'un signal d'alarme qui lui annonce tout danger menaçant son intégrité. Comme les traces mnésiques, surtout du fait de leur association avec les résidus verbaux, peuvent devenir tout aussi conscientes que les perceptions, un danger de confusion est capable d'aboutir à une méconnaissance de la réalité. <span style=""> </span><span style=""> </span><span style="">   </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Si sentir, c'est éprouver la sensation de coupure, de ces traces structurelles, nous n'en avons pas pour toutes, un souvenir et par le subir que provoquent certaines, à devenir des traces mnésiques, à savoir sous couvert d'un inconscient, nous en seront néanmoins attachées par leurs activités incessantes de sabordage dans notre quotidien. Nous parlons de traces constituantes, car sans elles, nous n'aurions accès à notre dimension de sujet. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est bien parce qu'il y a un autre qui nous sort de notre omnipotence que se constitue notre identité. Donc le - quelque chose - de perceptif est toujours pris au milieu d'autres choses, il fait toujours partie d'un etndash; champ etndash; C'est en d'autre mot, toujours de cette place et selon ma singularité que j'exprime le monde.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Au cœur de la structuration du sujet, il est aussi un Autre indispensable.</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>On ne peut comprendre, symboliser, représenter qu'avec l'aide d'un autre : d'abord mis au-dedans de soi, puis au dehors de soi, intériorisé, constitué comme objet interne, objet<span style="">  </span>représentant le dedans et le dehors à l'intérieur de soi.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pour en aborder l'apport théorique de Freud, concernant la genèse de la conscience du moi, je propose la lecture, dans le même texte de - <i style="">Malaise dans la culture</i> etndash; ce morceau de<span style="">  </span>texte de la page 252 du livre XVIII etlaquo; ethellip;<i style="">ce sentiment du moi de l'adulte ne peut avoir été tel depuis le début. Il faut qu'il soit passé par un développement qui, cela se conçoit, ne se laisse pas mettre en évidence, mais se laisse construire avec passablement de vraisemblance</i> ethellip; etraquo;<span style="">  </span>Il cite alors les nombreux travaux sur le développement du moi et le sentiment du moi de Ferenczi<span style="">  </span>- <i style="">Stades de développement du sens de la réalité effective de 1913 etndash;</i>et poursuit<i style=""> <span style=""> </span></i> etquot;<i style="">Le nourrisson ne fait<span style="">  </span>pas encore, le départ entre son moi et un monde extérieur comme source des sensations affluant sur lui. Il apprend à le faire peu à peu en vertu d'incitations diverses. Ce qui lui fait nécessairement la plus forte impression, c'est qu'un certain nombre de sources d'excitations, dans lesquelles, il reconnaîtra ultérieurement ses organes du corps, peuvent à tout moment lui adresser des sensations, alors que d'autres se soustraient à lui par moments etndash; parmi elles ce qui est le plus désiré : le sein maternel etndash; et ne sont ramenées à lui que par des cris d'appel à l'aide. Par là s'oppose au moi pour la première fois un etndash;objet- en tant que quelque chose qui se trouve etndash; au dehors etndash; et qui n'est poussé dans le champ phénoménal que par une action particulière. Ce qui donne une nouvelle impulsion au détachement d'un etndash; dehors etndash; d'un monde extérieur, ce sont les fréquentes, multiples et inévitables sensations de douleur et de déplaisir que le principe de plaisir, à la domination sans bornes, commande de supprimer et d'éviter. Une tendance apparaît, celle de mettre à part du moi tout ce qui peut devenir source d'un tel déplaisir, de la jeter à l'extérieur, de former un moi-plaisir pur, auquel s'oppose un dehors étranger et menaçantethellip;. On fait l'apprentissage d'un procédé consistant, par une orientation intentionnelle de l'activité sensorielle et par une action musculaire appropriée,<span style="">  </span>à pouvoir différencier ce qui est intérieur etndash; ce qui appartient au moi etndash; et ce qui est extérieur etndash; ce qui est issu d'un monde extérieur etndash; et, on fait par là le premier pas vers l'instauration du principe de réalité qui doit dominer le développement ultérieur. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est depuis cette hypothèse que Freud va définir ces théories. Nous sommes sur la trace des empreintes, qui signera ou pas un futur pathogène, selon l'intensité des effets qui l'ont créé. Et ce sont la distanciation d'avec l'état d'omnipotence dans lequel le bébé est au départ de sa vie et les successions de séparations inhérentes à celle-ci, ne serait-ce par sa naissance ou l'obligation pour lui de passer par la demande pour se nourrir, qui vont permettre à l'enfant de prendre conscience d'être. </span></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La séparation est de ce fait structurante</span></u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> et indispensable.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Serge Lebovici et Michel Soulé dans etndash; <i style="">la connaissance de l'enfant par la</i> <i style="">psychanalyse</i>, nous précise etlaquo; ethellip;<i style="">on doit distinguer la notion de séparation du concept de carence maternelle car la première n'implique pas obligatoirement la seconde. Elle n'est génératrice de carence que si l'infant est placé dans un milieu où l'interaction avec un substitut maternel est insuffisante ou si les épisodes de séparations sont fréquents. etraquo;</i> <span style=""> </span><span style=""> </span><u>Les effets de la séparation varient selon</u> la phase de réaction à la séparation se trouve le sujet, à savoir <u>la maturité pulsionnelle de l'enfant</u> . Celle-ci dépend de facteurs tels que l'âge, la durée de la séparation et l'existence d'un substitut maternel pendant la séparation, le maintien des contacts avec les parents et la qualité de l'adaptation et des relations, avant la période de séparation. <span style=""> </span>J. Roberson, dans une étude clinique, distingue trois phases dans la réaction à la séparation :<span style="">  </span>une phase de protestation, pendant laquelle l'enfant pleure, montre des signes de détresse aigüe et met en œuvre tous les moyens limités, dont il dispose pour essayer de retrouver son objet d'amour (le sein), une phase de désespoir, où de plus en plus dérouté, l'enfant se renferme sur lui-même et relâche ses efforts, pour se laisser aller dans une phase de détachement, l'enfant accepte les soins de n'importe quel substitut maternel.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le début de la vie de l'enfant est une période de développement compliqué, consistant dans <u>l'organisation des pulsions et leurs maîtrises sous la gouverne du Moi</u>, à l'aide des relations objectales. C'est un processus où la etlaquo; mère etraquo; a un rôle important. La relation symbiotique, mère suffisamment bonne ou mauvaise mère, concept de Winnicott est déterminant pour le bon déroulement de ce processus car pour etlaquo; bien etraquo; se détacher encore faut-il ressenti au préalable un fort attachement. L'expérience de la naissance, provoque, pour la mère une véritable castration. L'enfant est en tout premier lieu investi par elle, comme objet sexuel permettant à l'enfant ainsi de se protéger contre l'expérience traumatique de la séparation. C'est à cette place qu'il occupe dans le désir de la mère, que l'enfant voudra s'accrocher afin de conserver etlaquo; les avantages etraquo; qui relèvent de cette position et c'est de cette position <u>d'identification à l'objet de son désir,</u> que la mère aura à déloger l'enfant. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pour Winnicott, dont l'enseignement se retrouve principalement dans son écrit <i style="">Processus de maturation chez l'enfant</i>, la mère sait faire ou ne sait pas, cela ne s'apprend pas dans les livres dira-t-il, <u>l'immaturité du moi de l'enfant doit être</u> <u>compensée de façon naturelle par le support du moi offert par la mère.</u> Le propre vécu mnésique de celle-ci, lié à son enfance sera donc l'élément principal de sa capacité à faire et à être. Les contenus verbaux qu'elle exprime, le ton et les modulations de sa voix, le langage du corps dans ses variables mimiques, gestuelles, rythmiques, avec lesquelles elle s'adresse à son bébé, mais <u>surtout l'adéquation entre ces dires et ces gestes</u>, seront autant d'éléments ayant aussi une incidence.<span style="">  </span>Pour reprendre une phrase de F. Dolto, disons que etlaquo; <i style="">Si la mère assiste son enfant, l'angoisse de celui-ci est humanisée par des perceptions subtiles et de paroles</i> etraquo;. Ainsi Winnicott pense l'étiologie du trouble psychotique dans un défaut d'adaptation de l'environnement au stade de la dépendance absolue, troubles organisés comme des défenses contre le traumatisme d'une angoisse impensable, et dès lors comme un moyen d'être en relation avec la réalité sans trahir le soi. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La révélation lacanienne des trois catégories : réel, symbolique, imaginaire, nous permettent de mettre au travail trois formes différentes du manque, visant à relativiser la place de la frustration. Ces trois manques sont la frustration, la castration et la privation etndash; des trois, la castration se fait la plus fondamentale. Car si la frustration est le manque imaginaire d'un objet réel, celle-ci intéresse in fine assez peu la psychanalyse, qui se tourne plutôt vers le manque symbolique d'un objet imaginaire, qui est définit par la castration etndash; quand au manque réel d'un objet symbolique, Lacan pour l'expliquer, reprend le concept de privation. C'est l'échange sécurisant avec la mère, qui permet à l'enfant de supporter ces castrations, si l'on définit la castration comme étant l'interdit radical opposé à la<span style="">  </span>satisfaction. Le processus de détachement s'engage précisément dans et par cette capacité d'exprimer le refus par la mère et conduit à placer l'enfant, dans un nouveau jeu d'identification aux idéaux parentaux, dans l'élaboration d'un<b style=""> Surmoi</b> et identification à des objets autres.<br />
<br />
</span></p>
<p style="text-align: center;" class="MsoNormal"><img src="images/dessin_freud_moi.jpg" alt="dessin freud" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><br />
Freud avait dans un premier concept présenté les conflits intérieurs de l'humain en termes d'identification à divers personnages de l'entourage du sujet, de relations d'amour et de haine, de sentiment de culpabilité, de mouvements de projection et d'introjection. Il avait commencé par proposer un premier modèle théorique du fonctionnement psychique fondé sur leur localisation dans le conscient, le préconscient ou l'inconscient. Au fil des ans, il découvrit que le monde intérieur de l'individu était infiniment plus complexe et qu'on pouvait le comparer à une scène de théâtre intérieur où divers personnages se confrontent, habités par des sentiments violents, contradictoires.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est en 1923, qu'il propose un second modèle du fonctionnement psychique en introduisant de nouveaux concepts pour décrire le rôle joué par ces trois éléments fondamentaux etndash; nommés instances etndash; au sein de la vie mentale. Le Moi, le </span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a et le Surmoi ont pour qualité d'être à la fois conscients et inconscients, de sorte que le second modèle du fonctionnement psychique ne remplace pas le premier. etlaquo; <i style="">Au contraire, il le complète en décrivant les mêmes phénomènes sous des angles différents, comme on peut décrire,</i><span style="">                     </span><span style=""> </span>nous propose Jean-Michel Quinodoz, analyste suisse, auteur de l'article <i style="">A la recherche du concept</i> dans le point hors série etndash; les maîtres penseurs etndash; numéro 4 consacré à Freud.<span style="">            </span>ethellip; <i style="">une même maison en terme de forme, de dimension ou du coût ethellip; ainsi, avec ce second modèle, le but de l'analyse n'est plus seulement de rendre conscient ce qui est inconscient, mais aussi de permettre l'affirmation de la personnalité. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Cette célèbre phrase de Freud : etlaquo; Wo Es war, soll Ich werden etraquo; :<span style="">                                    </span><i style="">Là où était du ça, doit advenir du moi, il faudra compter avec le surmoi </i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 5.25pt;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                      </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                      </span><span style="">       </span>Une troisième instance comme tiers des deux premières ?</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le Moi donc s'interpose entre le </span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a<b style=""> </b>et le monde extérieur, satisfait les exigences du premier, recueille les perceptions du second pour les utiliser sous la forme de souvenirs, enfin, soucieux de sa propre conservation, il se voit contraint de se prémunir contre les excessives revendications qui l'assaillent de deux côtés différents, par une autre instance le surmoi et la ressent, dans son rôle de justicier comme la conscience. Chose remarquable nous dira Freud, - <i style="">le surmoi fait preuve souvent d'une sévérité qui dépasse celle des parents véritables</i>. <span style="">       </span>C'est ainsi qu'il ne se borne pas à juger le moi sur ses actes, mais aussi et tout autant sur ses pensées et sur ses intentions non mises à exécution et dont il semble avoir connaissance. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Peut-on dans ce travail de réflexion qu'il m'a été proposé de faire pour l'IPetM mettre en miroir à cet endroit là, la notion de tiers ? <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Cette nouvelle instance psychique, continue à assumer les fonctions autrefois réservées à certaines personnes du monde extérieur, elle surveille le moi, lui donne des ordres, le dirige et le menace de châtiment, exactement comme les parents dont elle a pris la place. <span style="">         </span><u>Pour l'individu, le surmoi représente à tout jamais l'influence de son enfance.</u></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Peut-on alors comparer la fonction du surmoi avec le rôle que l'on donne au tiers ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Tout comme avec le tiers extérieur que l'on sollicite, qui procure satisfaction en notre égo,<span style="">  </span>quand le moi a su résister à la tentation de commettre une action réprouvée, par le surmoi, son amour propre s'en trouve flatté et sa fierté s'accroît, comme s'il avait réalisé quelque gain précieux. Nous pouvons pour moi, les mettre aussi en reliance<span style="">  </span>parce que dans les perturbations de la vie psychique, lorsque les rapports entre moi, ça et surmoi sont modifiés, voire bouleversés, dans la clinique, par exemple, de la dépression, c'est que le surmoi n'exerce plus <b style="">sa fonction protectrice</b> envers le moi. Le patient semble écrasé de culpabilité, il ne cesse de se dévaloriser. Ces auto reproches constituent l'expression inconsciente d'un moi écrasé par les reproches d'un surmoi extrêmement sévère. <i style="">etlaquo; Son excessive rigueur</i> nous dit Freud, p 83 etndash; <i style="">Abrégé de</i> <i style="">psychanalyse etndash;</i> <i style="">n'est pas à l'image d'un modèle réel, mais correspond à l'intensité de la lutte</i> <i style="">défensive menée contre les tentations</i> et particulièrement <i style="">du complexe d'Œdipe</i>, car en fait nous dit-il, <i style="">le surmoi en est l'héritier</i> etraquo;. Dans le conflit oedipien, le moi recherche un équilibre entre les désirs incestueux provenant du ça et les interdits du surmoi. En 1938, Freud fit le constat que chez certains patients, des forces encore plus puissantes que le refoulement, parvenaient à maintenir hors conscience les représentations pathogènes indésirables. Il attribua ces forces à etlaquo; <i style="">un déni de la perception</i> <i style="">de la réalité</i> etraquo;, c'est-à-dire à un refus inconscient de la part du moi d'accepter une réalité ressentie comme insupportable, tant dans le monde interne qu'externe, les exemples cités sont souvent le deuil d'un être cher. Mais le déni de la réalité n'est jamais complet, il affecte une partie du moi seulement, l'autre continuant à tenir compte de la réalité.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">A partir de là, il introduisit une distinction entre deux grands groupes psychopathologiques suivant que le Moi tienne compte ou non de la réalité. Dans la névrose etndash; ou trouble symptomatique d'origine psychique - le refoulement etndash; qui en est le mécanisme particulier respecte l'intégrité du moi. Par opposition, dans la psychose<span style="">  </span>- trouble psychique dans lequel le sujet perd plus ou moins le sens de la réalité etndash; ou la perversion etndash; situation où le sujet recherche une satisfaction instinctuelle à travers des buts sexuels régressifs etndash; le moi se fissure sous l'effet du déni de la réalité etndash; c'est ce qu'on nomme etlaquo; clivage du moi etraquo;. Dans ces écrits ultimes, Freud relativisa cette distinction et reconnut <u>qu'un clivage du moi existe non</u> <u>seulement dans la psychose, mais aussi dans la névrose</u>, et même chez l'individu normal. Tout serait question de proportion et depuis l'apport de Lacan, il est accepté que nous sommes tous en partie névrosé, comme dans tout malade, nous dit Freud etlaquo; <i style="">quand bien même quand il s'agit d'états aussi éloignés de la réalité du monde extérieur que les états hallucinatoires confusionnels les malades, une fois guéris, déclarent que, dans un recoin de leur esprit, suivant leur expression, une personne normale s'était tenue cachée, laissant se dérouler devant elle, comme un observateur désintéressé, toute la fantasmagorie morbide</i> etraquo;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">A quoi comparer ce surmoi qui semble dès qu'il est, soit trop présent ou trop peu, changer la mesure du moi et sa capacité, dans sa détresse, à se défendre des pulsions invasives. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le dommage que subi le moi du fait de ses premières épreuves nous paraît disproportionné à celles-ci, mais ce phénomène est rendu possible aussi des prédispositions héréditaires. <span style=""> </span>Nos pulsions primitives et instinctives subissent des modifications en raison d'une longue chaîne ancestrale qui fabrique au fil du temps, une morale qui peut aller jusqu'à se psychorigidifier.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Je vois là aussi <u>l'image <b style="">d'un tiers</b> s'immiscer</u>. Celle que l'on va chercher fantasmatiquement <b style="">pour toujours en encore et en corps recommencer la partie et la jouer autrement.</b> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                                                           </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 141.6pt; text-indent: 35.4pt;"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le regard du tiers </span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">    </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Cette sorte d'arbitrage filial</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">, transforme de façon notable nos élans innés, obligeant très tôt l'être humain à entrer dans une sorte de moule commun. Cette uniformisation finira par engendrer ce que nous appelons des sentiments incertains. En proie à nos émotions, nos fantasmes vont bon train et, avec eux, une propension excessive et impérieuse à (mal) déclencher notre imaginaire et des impulsions parano viennent se mêler à cette libido de nature défensive jusqu'à perturber tout relationnel sans exception. Le regard de l'autre déclenche alors une négation de soi, quelque fois sans grand fondement, si ce n'est des pulsions réactionnelles agressives que l'inconscient a tenu refoulées longtemps, ceci afin de renvoyer aux parents une image de soi conforme à leur éducation idéale. L'angoisse s'engouffre dans cette brèche, entraînant des craintes de toutes sortes : peur de ne pas être à la hauteur, peur d'échouer, peur d'être abandonné, peur de décevoir, etc. C'est à ce point spécifique et déterminant de la rupture avec soi-même que l'inconscient se sent obligé, forcé, de supporter toute forme de persécution. Ainsi l'avez-vous compris : le regard de l'autre n'est jamais que le plus terrifiant de nos fantasmes, c'est-à-dire croire qu'il est dangereux de quitter les limites douloureuses etndash; celles qui ne nous conviennent pas etndash; d'un schéma conservateur véhiculé depuis des décennies par nos aïeux. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ces répétitions éducatives familiales ignorent le temps qui passe et l'ensemble de la société qui bouge. Ce n'est qu'en se libérant du regard de l'autre, ce n'est qu'à cette condition que l'individu abandonne les chaines ancestrales qui l'alourdissent. <u>Le regard de l'autre ne</u> <u>correspond jamais qu'à</u> <u>une vision réductrice <b style="">d'un tiers</b><i style=""> </i>d'un autre temps</u>. J'y mets le terme tiers car ce n'est plus l'autre celui qui nous a nourrit, ni celui que l'on a introjecté, mais encore un autre, fantasmé, dans un espace temps passé. </span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Un autre regard tiers</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> pourrait être accepté, celui agissant au cœur de la projection. <span style="">              </span>La projection consiste à méconnaître ou refuser ses propres affects (sentiments ou désirs) pour les attribuer à une autre personne de son entourage. Les projections sont misent à l'épreuve tout au long de notre vie, surtout parce que c'est un mécanisme fondamental du développement de la personnalité comme mouvement inverse, symétrique et complémentaire de l'identification, la projection restera ainsi à l'œuvre. Car s'identifier, c'est non seulement intérioriser l'image d'autrui mais aussi projeter sa propre image sur celle du modèle. Le modèle ayant agit au cœur de notre structuration psychoaffective, il est naturel qu'il puisse réapparaitre au détour d'un nouvel apprentissage par exemple, sport ou autre enseignement, faisant appel aux mécanismes utilisés dans l'enfance.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Nous réactivons tout au long de notre vie sociale, ce mécanisme, car les relations sociales sont le lieu de toutes les projections tant l'affectif y est mis souvent au premier plan. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Dans ces projections peut-on y relier la fonction de tiers ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Je ne le conçois pas dans le mécanisme de la projection même, mais dans l'utilisation qu'en fait le sujet, par l'utilisation de la projection, puisque c'est pour lui, inconsciemment chercher à faire jouer à l'autre, un rôle et depuis la place ou il voudrait qu'il soit, père, mère, dans ce que Freud nommera le transfert. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">En management ce terme est aussi utilisé : il est parlé de transfert de compétences, de technologie, on oublie pourtant de l'utiliser me semble-t-il pour cet autre mécanisme que je viens de décrire. Le transfert est bien plus souvent mise en place au sein d'une société que l'on croit. En effet, il ne faut pas négliger l'impact du fonctionnement humain inconscient dans les relations sociales et encore plus dans un contexte hiérarchique. Il est plus facile de les repérer à cet endroit là.<span style="">  </span>Par exemple un patron ou supérieur sera perçu pour ce qu'il n'est pas, l'individu lui donnant des qualités ou défauts non-conforme à une réalité. <span style="">        </span><span style=""> </span><span style="">  </span>Un <span style=""> </span>trait de caractère ou de visage d'un des parents suffira pour que les mécanismes infantiles se réactivent et une part du sujet peut se mettre en mouvement, pour chercher le regard qui a fait défaut, pour revivre une scène que l'on voudrait différente ou régler un ancien conflit, portant l'individu à haïr d'une manière inconsidérée untel. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il n'est pas besoin de relation hiérarchique pour entrevoir en certain lieu, de certaines personnes, un comportement exagéré inconsidérément et il n'est pas bien difficile au vu de<span style="">  </span>l'éclairage psychanalytique, de comprendre désormais comment celui-ci à pu prendre racine. En quoi, une partie du sujet cherche à se reconnaître. Dans quel espace vient-il se perdre ? Nous l'avons vu, en cet autre et de celui d'un autre temps. Un autre fantasmé dont on voudrait réactiver l'incidenceethellip; pour revivre ou changer le jeu qu'il a eu en main (notre je). <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Comment ne pas utiliser <b style="">le terme de tiers</b> pour ces autres qui deviennent l'espace d'un instant, d'une rencontre, et malgré eux, des acteurs des scénarios mal digérés de l'enfance. L'utilisation de la projection chez un individu serait une recherche de trouver un tiers à son histoire </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"><!--{12650253302810}--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">-<span style="font-family: etquot;Times New Romanetquot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">          </span></span></span><!--{12650253302811}--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pas concernant leur identité propre, mais que dire de la place ou il se laisse prendre ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>L'espace d'un instant mais aussi pour certain, bien plus longtemps selon la relation que le sujet a eu avec ces propres objets (a) d'amour ou d'amour vache car celui-ci n'aura de cesse à vouloir jouer, malgré eux, malgré lui, avec.<span style="">   </span></span></p>
<span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La question est ouverte.</span>...</description> 
	<guid>http://www.edwige-monod.com/article-11-le-tiers-en-psychanalyse-et-en-management.html</guid> 
</item> 
<item> 
	<title>Le monde des sensations</title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 19:44:43 +0100</pubDate> 
	<description><h1><span style="color: rgb(0, 0, 128);">Sur la trace des empreintes</span></h1>
<span style="color: rgb(0, 0, 128);"> <br />
<br />
</span>
<h2><span style="color: rgb(0, 0, 128);">Le monde des sensations c'est déjà In Utéro</span></h2>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">Enfermé dans son cocon liquide, l'enfant se développe d'abord dans le silence d'une audition qui ne fonctionne pas. Le toucher est le premier des sens à se mettre en place, puis montent des bruits, parviennent des odeurs, s'affinent les sensations de mouvement. On sait que le système olfactif du fœtus (récepteurs et bulbes) est déjà en place dès la 8<span style="position: relative; top: -3.5pt;">ème</span> semaine, alors qu'il faut en fait attendre la 28<span style="position: relative; top: -3.5pt;">ème</span> semaine pour qu'il commence à réagir à un son externe émis à une pression de 110dB près de la mère, soit le niveau équivalent à celui d'un bruit de marteau piqueur. A partir de la 35<span style="position: relative; top: -3.5pt;">ème</span> semaine, en revanche, son ouïe s'affûte et son système auditif peut discriminer les sons graves et aigus. La voix de la mère est évidemment mieux entendue que les autres puisqu'elle est conduite directement par les tissus et les os.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">etlaquo; Un utérus, c'est un peu comme une chambre d'hôtel qui ne serait pas bien insonorisée et où l'on entendrait des bruits de lavabos en fond sonore ! etraquo;. Cette description du cocon maternel donnée par Patrick Mac Leod, directeur du laboratoire de neurobiologie sensorielle à Massy rappelle que le fœtus se développe dans un cocon qui recueille en permanence toute une gamme de bruits : d'abord des sons biologiques d'origine maternelle comme les gargouillis gastro-intestinaux, les bruits de respiration et le battement périodique du cœur de la mère. Ensuite, des bruits externes : la voix maternelle et les autres bruits qui proviennent de l'environnement.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">C'est l'univers gustatif qui nous a le plus permis d'avoir des preuves quant à la mémorisation des interactions, qui se nouent déjà pour le bébé en devenir, avec l'extérieur. Les propos, d'une rédactrice de la revue Science et Vie, Muriel Valin, nous le confirme dans une étude faite pour un spécial hors-série sur la grossesse : etlaquo; une expérience menée en 2000 par Benoist Schaal et ses collaborateurs au Centre européen des sciences du goût à Dijon a montré qu'un nouveau-né dont la mère avait consommé de l'anis pendant les derniers mois de sa grossesse reconnaissait cette odeur à la naissance et montrait même des signes de préférence. Ce résultat est venu compléter d'autres observations faites dans les maternités qui montraient que l'odeur du liquide amniotique des mères qui avaient mangé des plats épicés était justement très épicée. L'alimentation maternelle imprégnerait donc clairement le liquide amniotique de ses arômes atteignant le nez du fœtus. Explication : quand la mère se nourrit, les aliments qu'elle ingère passent dans son estomac puis dans son intestin. La majeure partie des composés volatils qui etlaquo; portent etraquo; les odeurs est alors dégradée par le métabolisme maternel, placentaire puis fœtal. Mais une partie d'entre eux parvient à passer dans le sang fœtal à travers le placenta puis, de là, à atteindre les reins et à être rejetés via l'urine de manière concentrée et ponctuelle. D'où les arrivées d'effluves dans le liquide amniotiqueethellip;, il semble plus efficace de sentir une odeur dans l'eau que dans l'airethellip;la couche très sensible des cellules olfactives étant enchâssée dans une pellicule de mucus. etraquo;</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">L'odorat serait donc aussi un sens, se développant dès la vie intra-utérine.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">La vue est le dernier sens à se mettre en place. C'est aussi celui qui est le moins stimulé. A 7 mois, les paupières s'ouvrent, les globes oculaires bougent mais le système visuel et notamment le développement des photo récepteurs est inachevé. Il est donc difficile de dire ce qu'un fœtus perçoit dans le ventre maternel, les rares éléments dont on dispose sont ceux provenant des expériences de Peleg et Goldman qui, en 1980, ont introduit in utéro une lampe froide, à l'occasion d'une amnioscopie, et ont constaté que cette illumination provoquait des accélérations cardiaques chez le fœtus et plus récemment, par magnéto-encéphalographie, que celui-ci était sensible à des flux lumineux quand ceux-ci étaient émis à l'extérieur du ventre.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">La question de la mémoire du fœtus pose d'emblée un paradoxe. D'un côté il semble acquis que nous n'avons pas de souvenir des deux ou trois premières années de vie et a fortiori de notre vie fœtale, c'est ce que l'on qualifie etlaquo; d'amnésie infantile etraquo;. De l'autre, des expériences montrent que le cerveau du fœtus peut mémoriser des éléments de vie intra-utérine tels que la voix maternelle, des odeurs, voire des souvenirs gustatifs, mais pour l'heure, seule, une mémoire fœtale fondée sur l'univers sensoriel analogique, serait admise.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">Les connaissances sur la mémoire fœtale ressemblent encore à un puzzle très incomplet et pour poursuivre leurs investigations, les chercheurs écoutent les modifications des battements de cœur du fœtus lors de différentes stimulations. Exposé à un son, le fœtus réagit, ce qui se traduit par une variation de son rythme cardiaque. Après plusieurs expositions à ce même son, la réponse cardiaque disparaît : le fœtus s'est habitué. On lui fait entendre un autre son et son rythme cardiaque change de nouveau, preuve qu'il a perçu la différence et qu'il a donc été capable de discriminer les deux sons.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">Il est donc évident que durant la période fœtale, il y a une mémorisation des stimulus vécus, mais nous le devinons, très complexe, puisque associés inévitablement des cinq sens et de surcroit, matures bien avant la naissance.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">Mais de ce corps à corps, ni chaud, ni froid, ni dur, ni lourdethellip;.pendant ces premiers mois de développement, il est encore véhiculé l'information que le fœtus n'a probablement pas conscience de son environnement. Bien évidemment mais cela ne veut pas dire qu'il n'engrange pas durant sa vie fœtale, une mémoire structurelle réactive après la naissance.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">Puisque, lorsqu'il est plus ou moins stimulé par une sensation, l'autonomie nous le prouve, il réagit à celle-ci. Après la naissance, nombres de constats ont été parlant quant à son adaptation comportementale d'apaisement à des musiques que la mère se plaisait à écouter durant la grossesse. L'enfant interfère aussi dans la réponse, qui lui est apportée, la façon dont la mère va interpréter par exemple les pleurs de son bébé, son inquiétude ou sa sécurité va conditionner son attitude, qui va elle-même interagir sur les pleurs du bébé.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">Mais entre sensation et perception, tout une distanciation subtile, qui suppose que la perception soit etlaquo; aperçue par le moi etraquo; et les perceptions de nos cinq sens ne seraient que des modifications <span style="font-family: etquot;Calibrietquot;,etquot;sans-serifetquot;;">intérieures</span> de notre être, ne nous donnant aucune connaissance de ce qui les cause.</span></p>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 128);">Terrain de prédilections de tout philosophe, dès Platon, la sensation est au cœur des écrits. Pour ce dernier, elle n'est ni vraie, ni fausse. Elle n'a que valeur de mettre en garde le sujet, de la manière dont il appréhende le monde. Le sujet est soumis à la fluctuation des sensations dans un rapport à la temporalité exclusivement en immédiateté, le savoir de l'immédiat. La connaissance du sensible est de fait considérée à l'opposé de la connaissance rationnelle, ainsi à la représentation que l'on peut construire à postériori d'un senti.</span></p>...</description> 
	<guid>http://www.edwige-monod.com/article-12-le-monde-des-sensations.html</guid> 
</item> 
<item> 
	<title>Le Tiers en psy et management</title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 22:41:15 +0100</pubDate> 
	<description><p class="MsoNormal">Edwige MONOD etndash; Communication à l'IPetM de Montpellier du 17 novembre O9<b style=""><span style="font-size: 18pt; line-height: 115%;"><br />
<br />
</span></b></p>
<p style="text-align: center;" class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 18pt; line-height: 115%;">Le tiers en psychanalyse et en management    <span style="">               </span><span style="">                                                                                                     </span><span style="">                            </span><span style="">                                                              </span><span style="">                                                                              </span></span></b></p>
<p style="text-align: left;" class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"></span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="font-weight: bold;">P</span>our définir une science, une discipline, il est demandé, de définir son objet. Nous nous trouvons dans notre approche singulière qui est la nôtre ici, à savoir mettre en reliance la psychanalyse et le management, devant un difficile à tenir, car il nous faudrait trouver un objet d'étude commun et nous avons plus tendance en management, de mettre en éclairage des temps, des modes de fonctionnement autour du concept de direction. </span></p>
<p style="text-align: left;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pourtant derrière toute fonction n'y a-t-il pas à repérer des qualités humaines ? <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La fonction de direction, même tenue dans le cadre d'un organigramme<span style="">  </span>conséquent demandera à un<span style="">  </span>individu donné, de présenter des capacités définis par le poste à pourvoir. Il est toujours question derrière une activité, d'un homme, quand bien même pour un système conceptuel, celui-ci a été pensé puis crée au départ, organisé par l'humain. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'objet commun que je me propose ici de mettre au travail est l'humain en présentant où je perçois la notion de tiers comme fonction commune à ces deux disciplines. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Je proposerais dans ma communication de nous rapprocher de l'incidence de cette fonction de tiers dans l'espace qu'elle tient pour toute organisation. Je veux parler à celle inhérente à la constitution du sujet humain, selon la psychanalyse ce qui agit dans la formation de la structuration psycho affective de l'humain et responsable de fait des mécanismes de ses<span style="">  </span>empreintes et dans un premier temps pour porter un regard sur l'entreprise, ce sera par des exemples de situation que je me propose de montrer comment cette fonction est aussi l'œuvre au cœur de toute activité managériale. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Mais pour commencer à y regarder plus près, il nous faut nous mettre d'accord sur une définition de cette fonction tiers.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></b></p>
<p style="margin-left: 106.2pt; text-indent: 35.4pt;" class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La définition de TIERS </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>Lorsque l'on prononce ce mot, il est d'un commun accord tacite qu'il représente un autre en plus de deux autres. Selon la définition du Larousse etndash; Chaque partie d'un tout divisé ou conçu comme divisé en trois parties égales etndash; ou encore etndash; La troisième personne. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il est question souvent, d'en faire référence lorsque l'on veut faire appel à une personne de confiance pour prendre conseil, ou disposer d'un éclairage et d'un point de vue différents sur le problème. Pour ce faire, vous vous tournez vers un ami, un proche, un autre dirigeant, une personne se trouvant à un niveau similaire dans une autre entreprise, ou encore un membre de votre réseau professionnel. Dans tous les cas, ce tiers est une personne étrangère à votre propre contexte quotidien et à la situation qui mérite une prise de décision. Pourquoi ? Pour obtenir autant soit peu, de la neutralité. Ainsi est-il courant de faire appel à des consultants extérieurs qui eux, sont payés pour ce type de prestation, mais un risque a été perçu, que leur jugement soit dépendant de leur rémunération ou de celui qui finance, pourquoi ? Parce que certain peuvent penser qu'il puisse être influencé, alors qu'il est question de trouver en un tiers, une personne dont on attend un avis impartial etndash; caractère de celui qui n'a aucun parti pris ou de ce qui est juste. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>Il semble accepté l'idée<span style="">  </span>que la nature humaine ne puisse être impartiale si concernée. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Qu'est-ce que cela veut dire ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le tiers, doit servir à prendre du recul dans la manière dont on appréhende un problème, tout en évitant de perdre du temps à réfléchir seul et par sa neutralité, peut mettre en évidence certaines de vos erreurs ou faiblesses sans que vous y perceviez une volonté quelconque de vous nuire. C'est ainsi qu'on le cherche ailleurs, pour que le tiers ne connaissant pas toutes les informations, ni les tenants et les aboutissants, concernant la décision à prendre, le décideur ne puisse prendre au pied de la lettre ce que lui conseille le tiers. Il s'agit ainsi d'un éclairage supplémentaire, pas d'une solution et laisse le pouvoir du décideur entier, voir selon le conseil donné, ce dernier se trouve conforté dans ses manières. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ceci laisse entendre semble-t-il que l'émotivité du manager, voir sa susceptibilité, ne doivent pas être le moteur de ces décisions. Comment celui-ci peut-il mettre de côté ses pulsions ou tout comportement réactionnel, alors que pour diriger, c'est sur ces mêmes dynamiques qu'il doit s'appuyer. Il s'agit donc, pour le dirigeant d'utiliser ces qualités reconnues, par exemple d'autorité, sans que pour autant celles-ci deviennent de l'autoritarisme, ou qu'il utilise le cynisme, la rancune, l'esprit de vengeance, envers un subalterne du fait de ses prérogatives. Un esprit critique peut être rapidement perçu par d'autres pour médisance.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Certaines corporations comme les syndicats se sont construits sur ces constats de conflits inhérents dans un groupe, car l'expérience nous a prouvé que <u>nous ne pouvions compter sur</u> <u>une neutralité de la nature humaine</u>, lorsque les intérêts des uns étaient divergents de ceux d'autres, quant bien,<span style="">  </span>d'une même société. Ce qui veut dire qu'au-delà d'un même objectif, qui serait faire en sorte que la société continue à fonctionner, il y a d'autres facteurs qui viennent compter comme - pas à n'importe quel prix - pour celui qui travaille et exécute ou dirige, sachant que dans certaines multinationales, les cadres sont eux aussi des exécutants. Ainsi l'inverse est aussi vrai, le dirigeant escomptant que ces employés puissent au-delà d'un salaire, investir le projet de l'entreprise. Pourquoi ? Parce qu'il a été prouvé qu'une personne donnant une valeur affective à son travail, s'arrête moins en arrêt de maladie, est plus enclin à s'adapter à une nécessité de travail et ceci volontairement.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ce terme de tiers nous est aussi familier, lors d'un conflit. Celui-ci est appelé en renfort, prenant la troisième place, médiateur entre deux autres, qui lui confit la délicate tâche de les départager. Dans ce contexte encore, le constat est fait que certaine fois, cela ne suffit pas, car encore faut-il qu'il soit reconnu par les deux parties, dans une impartialité la plus totale,<span style="">  </span>savoir garder une neutralité bienveillante. Les tribunaux sont là pour nous montrer combien celle-ci est mise à dur épreuve et qu'il est bien difficile de garantir cette impartialité. <span style=""> </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">L'évidence n'est plus à faire que <u>l'humain de part sa nature est traversé par des pensées, des</u> <u>émotions </u>qui lui permettent que très difficilement de garder sang froid et neutralité. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est souvent par un contrat tacite d'une vie en groupe, que l'on accepte de respecter certaines règles, parce que l'on y trouve un avantage, de protection par exemple, si je ne peux faire aux autres, l'autre non plus n'en a pas le droit et ainsi me sentir en sécurité. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Freud décrit ces mécanismes dans etndash; <i style="">Le malaise dans la culture</i> etndash; et à la page 283 livre XVIII plus précisément etlaquo; <i style="">Si une telle tentative n'avait pas lieu, ces relations seraient soumises à l'arbitraire de l'individu, c'est-à-dire que le plus fort physiquement en déciderait dans le sens de ses intérêts et motions pulsionnelles. Il n'y aurait rien de changé à cela si ce plus fort trouvait à son tour un individu encore plus fort. La vie en commun des hommes n'est rendue possible que si se trouve réunie une majorité qui est plus forte que chaque individu et qui garde sa cohésion face à chaque individuethellip;Ce remplacement de la puissance de l'individu par celle de la communauté est le pas culturel décisifethellip;..Son essence consiste en ce que les membres de la communauté se limitent dans leurs possibilités de satisfaction, alors que l'individu isolé ne connaissait pas de limite de ce genre. L'exigence culturelle suivante est alors celle de la justice, c.-à-d. l'assurance que l'ordre de droit, une fois donné, ne sera pas de nouveau battu en brèche en faveur d'un individuethellip; Une bonne part de la lutte de l'humanité se concentre sur une seule tâche, trouver un équilibre approprié, c.-à-d. porteur de bonheur, entre ces revendications individuelles et les revendications culturelles de la masse. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il nous laisse donc entendre que sans un accord communautaire, l'individu seul ne saurait contenir son envie d'assouvir tout désir. <span style="">  </span></span></u></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il lui faut donc un autre dont il va accepter la suprématie ne serait que professionnellement parlant et parce qu'un autre lui garanti que ce premier lui donnera en échange un gain. <span style="">     </span>Cet autre, est pour moi - ce tiers - étant selon, une personne, une direction, un état, une administration ou encore une loi. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La notion de tiers se fait jour. Cela serait cette instance qui garanti la justice, sur laquelle on peut s'appuyer pour réclamer son droit, servant de catalyseur aux débordements humains.</span></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il me semble par là, que <b style="">ce tiers soit</b> donc <b style="">présent de fait</b>, sinon <b style="">rien ne tient</b> </span></u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>et cela en toute instance, toute organisation, toute communauté, que ce soit par une place réelle ou d'une manière virtuelle, cette notion reste constamment mise au travail. <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span><b style="">Au cœur du sujet</b>, peut-on trouver <b style="">un espace tiers</b> qui fait que <b style="">sans lui rien ne tient</b> ? <span style=""> </span><span style=""> </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                        </span><b style=""><br />
</b></span></p>
<p style="text-align: center;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><b style="">Ces etlaquo; autres etraquo; indissociables de la genèse de l'identité </b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Tout au long de sa vie, Freud a observé et décrit des phénomènes psychiques sans leur attribuer une place et une dénomination spécifiques. C'est peu à peu qu'il en a précisé la fonction et leur a attribué un nom, en créant alors des concepts psychanalytiques. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le premier fut l<b style="">'inconscient </b>en 1895. Freud va au-delà du sens général donné à ce terme avant lui, pour décrire les phénomènes qui échappent à notre conscient. Par - <i style="">inconscient -</i>, Freud désigne une partie perturbée, névrosée du psychisme, partie qui renferme des pensées qui ont été -  <i style="">refoulées </i>-<span style="">  </span>parce qu'insupportables pour le conscient au moment de leurs vécues. De ces vécus traumatiques, restera une trace qui saura revenir sous différentes formes d'angoisses ou de symptômes, tant chacune cherche à se mettre à jour du conscient, ou plutôt que notre instance psychique cherchant à être en paix, y travaillera constamment.<span style="">  </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">D'ou la phrase de Lacan etlaquo; <u>tout ce qui n'est pas symbolisé revient sous forme de symptôme etraquo;</u> etndash; Lacan souligne de son séminaire VII etndash; <i style="">l'éthique de la psychanalyse</i>, p 76 etlaquo; <i style="">l'explication freudienne ne peut se saisir que si l'on se réfère à etndash; l'idée de signifiant etndash; et ne se comprend que si l'on considère que l'organisation de l'inconscient répond aux lois du signifiantethellip;</i> etraquo;<span style="">  </span>Nous apprenons par nos perceptions, mais la perception suppose une implication subjective. C'est la propriété même du signifiant de produire une signification qui fait que, dans le mirage de l'indication reçue des sens, <u>la perception ne se discerne que des effets de</u> <u>discours</u>, ici est l'erreur pour Lacan de l'objectivité totale. etlaquo; <i style="">Nous sommes pris dans le monde et nous n'arrivons pas à nous en détacher pour passer à la conscience du monde. Notre agir ne peut partir que de là. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Quel est ce monde ? C'est espace dans lequel nous sommes nés, <u>cet espace du tout qui est en</u> <u>fait lieu de confusion</u> du fait de n'avoir conscience d'être séparé de celui qui nous porte.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Car l'enfant n'a pas conscience du milieu, dont il est issu ou il vit</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Dans <i style="">l'abrégé de psychanalyse</i> à la page 59, Freud nous le précise en ces termes etlaquo;  <i style="">Au début, l'enfant ne différencie certainement pas le sein de son propre corps. C'est parce qu'il s'aperçoit que ce sein lui manque souvent que l'enfant le sépare de son corps, le situe au - dehors - et le considère dès lors comme un etndash; objet -, un objet chargé d'une partie de l'investissement narcissique primitif et se complète par la suite en devenant la personne maternelle. Celle-ci ne se contente pas de nourrir, elle soigne l'enfant et éveille ainsi en lui maintes autres sensations physiques agréables ou désagréables. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est la construction du lien à l'objet qui est au travail, dans sa fonction de procurer plaisir ou déplaisir. etlaquo; <i style="">Dans notre domaine scientifique, comme dans tous les autres, il s'agit de découvrir derrière les propriétés (les qualités) directement perçues de l'objet, quelque chose d'autre qui dépende moins des particularités de nos organes sensoriels et qui se rapproche davantage de ce qu'on suppose être l'état de choses réel</i>ethellip;. p70 etraquo; Freud nous parle des pulsions organiques qui agissent à l'intérieur de ce qu'il appellera le </span><b style=""><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span></b><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> et résultent elles-mêmes de l'union en proportions variables de <b style="">deux forces primitives : l'Eros et la pulsion de</b> <b style="">mort Thanatos</b>. Les pulsions se différencient les unes des autres par leurs relations avec les organes ou les systèmes d'organes. Leur seul but est de se satisfaire au moyen de modifications des organes, modifications qu'elles obtiennent, grâce à l'aide d'objets extérieurs. ethellip;.etlaquo; <i style="">Toutefois nous dit-il, </i>p 73<i style="">, une satisfaction immédiate et inconsidérée comme celle qu'exige le ça risquerait souvent de provoquer de dangereux conflits avec l'extérieur et d'entraîner la perte de l'individu. Le ça ne se soucie nullement d'assurer le lendemain et ignore l'angoisseethellip;.Le </i></span><i style=""><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span></i><i style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a coupé du monde extérieur, a son propre univers de perception. Il ressent avec une extraordinaire acuité certaines modifications à l'intérieur de lui-même, en particulier les variations de tensions de ses pulsions, variations qui deviennent conscientes en tant qu'impressions de la série plaisir-déplaisirethellip; etraquo; </span></i><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>Toutes impressions cénesthésiques. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Donc le noyau de notre être est constitué par le ténébreux </span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a qui ne communique pas directement avec le monde extérieur et que nous n'arrivons à connaître que par l'entremise d'une autre instance psychique : <b style="">le Moi.</b><span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">De même, le </span></u><u><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span></u><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a ne vise qu'au gain de plaisir, le Moi est dominé par le souci de la sécurité.</span></u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">   </span>Sa mission est la conservation de soi que le </span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a semble négliger. Au point de vue psychologique, sa fonction est d'élever les processus du ça à un niveau dynamique plus élevé, le rôle constructif du moi consiste à intercaler entre l'exigence pulsionnelle et l'acte propre à satisfaire cette dernière,<span style="">  </span>une activité intellectuelle, qui une fois bien considérés, l'état de chose présent et les expériences passées, s'efforce, au moyen d'essais expérimentaux, de peser les conséquences de la ligne de conduite envisagée. C'est ainsi que le Moi parvient à décider, si l'entreprise projetée peut aboutir à une satisfaction, s'il convient de la remettre à plus tard ou si l'exigence pulsionnelle, ne doit pas être purement et simplement réprimée parce trop dangereuse (principe de réalité).<span style="">  </span>Le Moi utilise des sensations d'angoisse comme d'un signal d'alarme qui lui annonce tout danger menaçant son intégrité. Comme les traces mnésiques, surtout du fait de leur association avec les résidus verbaux, peuvent devenir tout aussi conscientes que les perceptions, un danger de confusion est capable d'aboutir à une méconnaissance de la réalité. <span style=""> </span><span style=""> </span><span style="">   </span><span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Si sentir, c'est éprouver la sensation de coupure, de ces traces structurelles, nous n'en avons pas pour toutes, un souvenir et par le subir que provoquent certaines, à devenir des traces mnésiques, à savoir sous couvert d'un inconscient, nous en seront néanmoins attachées par leurs activités incessantes de sabordage dans notre quotidien. Nous parlons de traces constituantes, car sans elles, nous n'aurions accès à notre dimension de sujet. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est bien parce qu'il y a un autre qui nous sort de notre omnipotence que se constitue notre identité. Donc le - quelque chose - de perceptif est toujours pris au milieu d'autres choses, il fait toujours partie d'un etndash; champ etndash; C'est en d'autre mot, toujours de cette place et selon ma singularité que j'exprime le monde.</span></p>
<p style="text-indent: 35.4pt;" class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></b></p>
<p style="text-indent: 35.4pt;" class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Au cœur de la structuration du sujet, il est aussi un Autre indispensable.</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>On ne peut comprendre, symboliser, représenter qu'avec l'aide d'un autre : d'abord mis au-dedans de soi, puis au dehors de soi, intériorisé, constitué comme objet interne, objet<span style="">  </span>représentant le dedans et le dehors à l'intérieur de soi.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pour en aborder l'apport théorique de Freud, concernant la genèse de la conscience du moi, je propose la lecture, dans le même texte de - <i style="">Malaise dans la culture</i> etndash; ce morceau de<span style="">  </span>texte de la page 252 du livre XVIII etlaquo; ethellip;<i style="">ce sentiment du moi de l'adulte ne peut avoir été tel depuis le début. Il faut qu'il soit passé par un développement qui, cela se conçoit, ne se laisse pas mettre en évidence, mais se laisse construire avec passablement de vraisemblance</i> ethellip; etraquo;<span style="">  </span>Il cite alors les nombreux travaux sur le développement du moi et le sentiment du moi de Ferenczi<span style="">  </span>- <i style="">Stades de développement du sens de la réalité effective de 1913 etndash;</i>et poursuit<i style=""> <span style=""> </span></i> etquot;<i style="">Le nourrisson ne fait<span style="">  </span>pas encore, le départ entre son moi et un monde extérieur comme source des sensations affluant sur lui. Il apprend à le faire peu à peu en vertu d'incitations diverses. Ce qui lui fait nécessairement la plus forte impression, c'est qu'un certain nombre de sources d'excitations, dans lesquelles, il reconnaîtra ultérieurement ses organes du corps, peuvent à tout moment lui adresser des sensations, alors que d'autres se soustraient à lui par moments etndash; parmi elles ce qui est le plus désiré : le sein maternel etndash; et ne sont ramenées à lui que par des cris d'appel à l'aide. Par là s'oppose au moi pour la première fois un etndash;objet- en tant que quelque chose qui se trouve etndash; au dehors etndash; et qui n'est poussé dans le champ phénoménal que par une action particulière. Ce qui donne une nouvelle impulsion au détachement d'un etndash; dehors etndash; d'un monde extérieur, ce sont les fréquentes, multiples et inévitables sensations de douleur et de déplaisir que le principe de plaisir, à la domination sans bornes, commande de supprimer et d'éviter. Une tendance apparaît, celle de mettre à part du moi tout ce qui peut devenir source d'un tel déplaisir, de la jeter à l'extérieur, de former un moi-plaisir pur, auquel s'oppose un dehors étranger et menaçantethellip;. On fait l'apprentissage d'un procédé consistant, par une orientation intentionnelle de l'activité sensorielle et par une action musculaire appropriée,<span style="">  </span>à pouvoir différencier ce qui est intérieur etndash; ce qui appartient au moi etndash; et ce qui est extérieur etndash; ce qui est issu d'un monde extérieur etndash; et, on fait par là le premier pas vers l'instauration du principe de réalité qui doit dominer le développement ultérieur. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est depuis cette hypothèse que Freud va définir ces théories. Nous sommes sur la trace des empreintes, qui signera ou pas un futur pathogène, selon l'intensité des effets qui l'ont créé. Et ce sont la distanciation d'avec l'état d'omnipotence dans lequel le bébé est au départ de sa vie et les successions de séparations inhérentes à celle-ci, ne serait-ce par sa naissance ou l'obligation pour lui de passer par la demande pour se nourrir, qui vont permettre à l'enfant de prendre conscience d'être. </span></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La séparation est de ce fait structurante</span></u><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> et indispensable.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Serge Lebovici et Michel Soulé dans etndash; <i style="">la connaissance de l'enfant par la</i> <i style="">psychanalyse</i>, nous précise etlaquo; ethellip;<i style="">on doit distinguer la notion de séparation du concept de carence maternelle car la première n'implique pas obligatoirement la seconde. Elle n'est génératrice de carence que si l'infant est placé dans un milieu où l'interaction avec un substitut maternel est insuffisante ou si les épisodes de séparations sont fréquents. etraquo;</i> <span style=""> </span><span style=""> </span><u>Les effets de la séparation varient selon</u> la phase de réaction à la séparation se trouve le sujet, à savoir <u>la maturité pulsionnelle de l'enfant</u> . Celle-ci dépend de facteurs tels que l'âge, la durée de la séparation et l'existence d'un substitut maternel pendant la séparation, le maintien des contacts avec les parents et la qualité de l'adaptation et des relations, avant la période de séparation. <span style=""> </span>J. Roberson, dans une étude clinique, distingue trois phases dans la réaction à la séparation :<span style="">  </span>une phase de protestation, pendant laquelle l'enfant pleure, montre des signes de détresse aigüe et met en œuvre tous les moyens limités, dont il dispose pour essayer de retrouver son objet d'amour (le sein), une phase de désespoir, où de plus en plus dérouté, l'enfant se renferme sur lui-même et relâche ses efforts, pour se laisser aller dans une phase de détachement, l'enfant accepte les soins de n'importe quel substitut maternel.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le début de la vie de l'enfant est une période de développement compliqué, consistant dans <u>l'organisation des pulsions et leurs maîtrises sous la gouverne du Moi</u>, à l'aide des relations objectales. C'est un processus où la etlaquo; mère etraquo; a un rôle important. La relation symbiotique, mère suffisamment bonne ou mauvaise mère, concept de Winnicott est déterminant pour le bon déroulement de ce processus car pour etlaquo; bien etraquo; se détacher encore faut-il ressenti au préalable un fort attachement. L'expérience de la naissance, provoque, pour la mère une véritable castration. L'enfant est en tout premier lieu investi par elle, comme objet sexuel permettant à l'enfant ainsi de se protéger contre l'expérience traumatique de la séparation. C'est à cette place qu'il occupe dans le désir de la mère, que l'enfant voudra s'accrocher afin de conserver etlaquo; les avantages etraquo; qui relèvent de cette position et c'est de cette position <u>d'identification à l'objet de son désir,</u> que la mère aura à déloger l'enfant. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pour Winnicott, dont l'enseignement se retrouve principalement dans son écrit <i style="">Processus de maturation chez l'enfant</i>, la mère sait faire ou ne sait pas, cela ne s'apprend pas dans les livres dira-t-il, <u>l'immaturité du moi de l'enfant doit être</u> <u>compensée de façon naturelle par le support du moi offert par la mère.</u> Le propre vécu mnésique de celle-ci, lié à son enfance sera donc l'élément principal de sa capacité à faire et à être. Les contenus verbaux qu'elle exprime, le ton et les modulations de sa voix, le langage du corps dans ses variables mimiques, gestuelles, rythmiques, avec lesquelles elle s'adresse à son bébé, mais <u>surtout l'adéquation entre ces dires et ces gestes</u>, seront autant d'éléments ayant aussi une incidence.<span style="">  </span>Pour reprendre une phrase de F. Dolto, disons que etlaquo; <i style="">Si la mère assiste son enfant, l'angoisse de celui-ci est humanisée par des perceptions subtiles et de paroles</i> etraquo;. Ainsi Winnicott pense l'étiologie du trouble psychotique dans un défaut d'adaptation de l'environnement au stade de la dépendance absolue, troubles organisés comme des défenses contre le traumatisme d'une angoisse impensable, et dès lors comme un moyen d'être en relation avec la réalité sans trahir le soi. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La révélation lacanienne des trois catégories : réel, symbolique, imaginaire, nous permettent de mettre au travail trois formes différentes du manque, visant à relativiser la place de la frustration. Ces trois manques sont la frustration, la castration et la privation etndash; des trois, la castration se fait la plus fondamentale. Car si la frustration est le manque imaginaire d'un objet réel, celle-ci intéresse in fine assez peu la psychanalyse, qui se tourne plutôt vers le manque symbolique d'un objet imaginaire, qui est définit par la castration etndash; quand au manque réel d'un objet symbolique, Lacan pour l'expliquer, reprend le concept de privation. C'est l'échange sécurisant avec la mère, qui permet à l'enfant de supporter ces castrations, si l'on définit la castration comme étant l'interdit radical opposé à la<span style="">  </span>satisfaction. Le processus de détachement s'engage précisément dans et par cette capacité d'exprimer le refus par la mère et conduit à placer l'enfant, dans un nouveau jeu d'identification aux idéaux parentaux, dans l'élaboration d'un<b style=""> Surmoi</b> et identification à des objets autres.<br />
<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img alt="dessin freud" src="images/dessin_freud_moi.jpg" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><br />
Freud avait dans un premier concept présenté les conflits intérieurs de l'humain en termes d'identification à divers personnages de l'entourage du sujet, de relations d'amour et de haine, de sentiment de culpabilité, de mouvements de projection et d'introjection. Il avait commencé par proposer un premier modèle théorique du fonctionnement psychique fondé sur leur localisation dans le conscient, le préconscient ou l'inconscient. Au fil des ans, il découvrit que le monde intérieur de l'individu était infiniment plus complexe et qu'on pouvait le comparer à une scène de théâtre intérieur où divers personnages se confrontent, habités par des sentiments violents, contradictoires.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">C'est en 1923, qu'il propose un second modèle du fonctionnement psychique en introduisant de nouveaux concepts pour décrire le rôle joué par ces trois éléments fondamentaux etndash; nommés instances etndash; au sein de la vie mentale. Le Moi, le </span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a et le Surmoi ont pour qualité d'être à la fois conscients et inconscients, de sorte que le second modèle du fonctionnement psychique ne remplace pas le premier. etlaquo; <i style="">Au contraire, il le complète en décrivant les mêmes phénomènes sous des angles différents, comme on peut décrire,</i><span style="">                     </span><span style=""> </span>nous propose Jean-Michel Quinodoz, analyste suisse, auteur de l'article <i style="">A la recherche du concept</i> dans le point hors série etndash; les maîtres penseurs etndash; numéro 4 consacré à Freud.<span style="">            </span>ethellip; <i style="">une même maison en terme de forme, de dimension ou du coût ethellip; ainsi, avec ce second modèle, le but de l'analyse n'est plus seulement de rendre conscient ce qui est inconscient, mais aussi de permettre l'affirmation de la personnalité. etraquo;</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Cette célèbre phrase de Freud : etlaquo; Wo Es war, soll Ich werden etraquo; :<span style="">                                    </span><i style="">Là où était du ça, doit advenir du moi, il faudra compter avec le surmoi </i></span></p>
<p style="margin-left: 5.25pt;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                      </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                      </span><span style="">       </span>Une troisième instance comme tiers des deux premières ?</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le Moi donc s'interpose entre le </span><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">ç</span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">a<b style=""> </b>et le monde extérieur, satisfait les exigences du premier, recueille les perceptions du second pour les utiliser sous la forme de souvenirs, enfin, soucieux de sa propre conservation, il se voit contraint de se prémunir contre les excessives revendications qui l'assaillent de deux côtés différents, par une autre instance le surmoi et la ressent, dans son rôle de justicier comme la conscience. Chose remarquable nous dira Freud, - <i style="">le surmoi fait preuve souvent d'une sévérité qui dépasse celle des parents véritables</i>. <span style="">       </span>C'est ainsi qu'il ne se borne pas à juger le moi sur ses actes, mais aussi et tout autant sur ses pensées et sur ses intentions non mises à exécution et dont il semble avoir connaissance. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Peut-on dans ce travail de réflexion qu'il m'a été proposé de faire pour l'IPetM mettre en miroir à cet endroit là, la notion de tiers ? <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Cette nouvelle instance psychique, continue à assumer les fonctions autrefois réservées à certaines personnes du monde extérieur, elle surveille le moi, lui donne des ordres, le dirige et le menace de châtiment, exactement comme les parents dont elle a pris la place. <span style="">         </span><u>Pour l'individu, le surmoi représente à tout jamais l'influence de son enfance.</u></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Peut-on alors comparer la fonction du surmoi avec le rôle que l'on donne au tiers ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Tout comme avec le tiers extérieur que l'on sollicite, qui procure satisfaction en notre égo,<span style="">  </span>quand le moi a su résister à la tentation de commettre une action réprouvée, par le surmoi, son amour propre s'en trouve flatté et sa fierté s'accroît, comme s'il avait réalisé quelque gain précieux. Nous pouvons pour moi, les mettre aussi en reliance<span style="">  </span>parce que dans les perturbations de la vie psychique, lorsque les rapports entre moi, ça et surmoi sont modifiés, voire bouleversés, dans la clinique, par exemple, de la dépression, c'est que le surmoi n'exerce plus <b style="">sa fonction protectrice</b> envers le moi. Le patient semble écrasé de culpabilité, il ne cesse de se dévaloriser. Ces auto reproches constituent l'expression inconsciente d'un moi écrasé par les reproches d'un surmoi extrêmement sévère. <i style="">etlaquo; Son excessive rigueur</i> nous dit Freud, p 83 etndash; <i style="">Abrégé de</i> <i style="">psychanalyse etndash;</i> <i style="">n'est pas à l'image d'un modèle réel, mais correspond à l'intensité de la lutte</i> <i style="">défensive menée contre les tentations</i> et particulièrement <i style="">du complexe d'Œdipe</i>, car en fait nous dit-il, <i style="">le surmoi en est l'héritier</i> etraquo;. Dans le conflit oedipien, le moi recherche un équilibre entre les désirs incestueux provenant du ça et les interdits du surmoi. En 1938, Freud fit le constat que chez certains patients, des forces encore plus puissantes que le refoulement, parvenaient à maintenir hors conscience les représentations pathogènes indésirables. Il attribua ces forces à etlaquo; <i style="">un déni de la perception</i> <i style="">de la réalité</i> etraquo;, c'est-à-dire à un refus inconscient de la part du moi d'accepter une réalité ressentie comme insupportable, tant dans le monde interne qu'externe, les exemples cités sont souvent le deuil d'un être cher. Mais le déni de la réalité n'est jamais complet, il affecte une partie du moi seulement, l'autre continuant à tenir compte de la réalité.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">A partir de là, il introduisit une distinction entre deux grands groupes psychopathologiques suivant que le Moi tienne compte ou non de la réalité. Dans la névrose etndash; ou trouble symptomatique d'origine psychique - le refoulement etndash; qui en est le mécanisme particulier respecte l'intégrité du moi. Par opposition, dans la psychose<span style="">  </span>- trouble psychique dans lequel le sujet perd plus ou moins le sens de la réalité etndash; ou la perversion etndash; situation où le sujet recherche une satisfaction instinctuelle à travers des buts sexuels régressifs etndash; le moi se fissure sous l'effet du déni de la réalité etndash; c'est ce qu'on nomme etlaquo; clivage du moi etraquo;. Dans ces écrits ultimes, Freud relativisa cette distinction et reconnut <u>qu'un clivage du moi existe non</u> <u>seulement dans la psychose, mais aussi dans la névrose</u>, et même chez l'individu normal. Tout serait question de proportion et depuis l'apport de Lacan, il est accepté que nous sommes tous en partie névrosé, comme dans tout malade, nous dit Freud etlaquo; <i style="">quand bien même quand il s'agit d'états aussi éloignés de la réalité du monde extérieur que les états hallucinatoires confusionnels les malades, une fois guéris, déclarent que, dans un recoin de leur esprit, suivant leur expression, une personne normale s'était tenue cachée, laissant se dérouler devant elle, comme un observateur désintéressé, toute la fantasmagorie morbide</i> etraquo;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">A quoi comparer ce surmoi qui semble dès qu'il est, soit trop présent ou trop peu, changer la mesure du moi et sa capacité, dans sa détresse, à se défendre des pulsions invasives. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le dommage que subi le moi du fait de ses premières épreuves nous paraît disproportionné à celles-ci, mais ce phénomène est rendu possible aussi des prédispositions héréditaires. <span style=""> </span>Nos pulsions primitives et instinctives subissent des modifications en raison d'une longue chaîne ancestrale qui fabrique au fil du temps, une morale qui peut aller jusqu'à se psychorigidifier.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Je vois là aussi <u>l'image <b style="">d'un tiers</b> s'immiscer</u>. Celle que l'on va chercher fantasmatiquement <b style="">pour toujours en encore et en corps recommencer la partie et la jouer autrement.</b> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">                                                           </span></span></p>
<p style="margin-left: 141.6pt; text-indent: 35.4pt;" class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Le regard du tiers </span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">    </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Cette sorte d'arbitrage filial</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">, transforme de façon notable nos élans innés, obligeant très tôt l'être humain à entrer dans une sorte de moule commun. Cette uniformisation finira par engendrer ce que nous appelons des sentiments incertains. En proie à nos émotions, nos fantasmes vont bon train et, avec eux, une propension excessive et impérieuse à (mal) déclencher notre imaginaire et des impulsions parano viennent se mêler à cette libido de nature défensive jusqu'à perturber tout relationnel sans exception. Le regard de l'autre déclenche alors une négation de soi, quelque fois sans grand fondement, si ce n'est des pulsions réactionnelles agressives que l'inconscient a tenu refoulées longtemps, ceci afin de renvoyer aux parents une image de soi conforme à leur éducation idéale. L'angoisse s'engouffre dans cette brèche, entraînant des craintes de toutes sortes : peur de ne pas être à la hauteur, peur d'échouer, peur d'être abandonné, peur de décevoir, etc. C'est à ce point spécifique et déterminant de la rupture avec soi-même que l'inconscient se sent obligé, forcé, de supporter toute forme de persécution. Ainsi l'avez-vous compris : le regard de l'autre n'est jamais que le plus terrifiant de nos fantasmes, c'est-à-dire croire qu'il est dangereux de quitter les limites douloureuses etndash; celles qui ne nous conviennent pas etndash; d'un schéma conservateur véhiculé depuis des décennies par nos aïeux. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ces répétitions éducatives familiales ignorent le temps qui passe et l'ensemble de la société qui bouge. Ce n'est qu'en se libérant du regard de l'autre, ce n'est qu'à cette condition que l'individu abandonne les chaines ancestrales qui l'alourdissent. <u>Le regard de l'autre ne</u> <u>correspond jamais qu'à</u> <u>une vision réductrice <b style="">d'un tiers</b><i style=""> </i>d'un autre temps</u>. J'y mets le terme tiers car ce n'est plus l'autre celui qui nous a nourrit, ni celui que l'on a introjecté, mais encore un autre, fantasmé, dans un espace temps passé. </span></p>
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Un autre regard tiers</span></b><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"> pourrait être accepté, celui agissant au cœur de la projection. <span style="">              </span>La projection consiste à méconnaître ou refuser ses propres affects (sentiments ou désirs) pour les attribuer à une autre personne de son entourage. Les projections sont misent à l'épreuve tout au long de notre vie, surtout parce que c'est un mécanisme fondamental du développement de la personnalité comme mouvement inverse, symétrique et complémentaire de l'identification, la projection restera ainsi à l'œuvre. Car s'identifier, c'est non seulement intérioriser l'image d'autrui mais aussi projeter sa propre image sur celle du modèle. Le modèle ayant agit au cœur de notre structuration psychoaffective, il est naturel qu'il puisse réapparaitre au détour d'un nouvel apprentissage par exemple, sport ou autre enseignement, faisant appel aux mécanismes utilisés dans l'enfance.<span style="">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Nous réactivons tout au long de notre vie sociale, ce mécanisme, car les relations sociales sont le lieu de toutes les projections tant l'affectif y est mis souvent au premier plan. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Dans ces projections peut-on y relier la fonction de tiers ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Je ne le conçois pas dans le mécanisme de la projection même, mais dans l'utilisation qu'en fait le sujet, par l'utilisation de la projection, puisque c'est pour lui, inconsciemment chercher à faire jouer à l'autre, un rôle et depuis la place ou il voudrait qu'il soit, père, mère, dans ce que Freud nommera le transfert. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">En management ce terme est aussi utilisé : il est parlé de transfert de compétences, de technologie, on oublie pourtant de l'utiliser me semble-t-il pour cet autre mécanisme que je viens de décrire. Le transfert est bien plus souvent mise en place au sein d'une société que l'on croit. En effet, il ne faut pas négliger l'impact du fonctionnement humain inconscient dans les relations sociales et encore plus dans un contexte hiérarchique. Il est plus facile de les repérer à cet endroit là.<span style="">  </span>Par exemple un patron ou supérieur sera perçu pour ce qu'il n'est pas, l'individu lui donnant des qualités ou défauts non-conforme à une réalité. <span style="">        </span><span style=""> </span><span style="">  </span>Un <span style=""> </span>trait de caractère ou de visage d'un des parents suffira pour que les mécanismes infantiles se réactivent et une part du sujet peut se mettre en mouvement, pour chercher le regard qui a fait défaut, pour revivre une scène que l'on voudrait différente ou régler un ancien conflit, portant l'individu à haïr d'une manière inconsidérée untel. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Il n'est pas besoin de relation hiérarchique pour entrevoir en certain lieu, de certaines personnes, un comportement exagéré inconsidérément et il n'est pas bien difficile au vu de<span style="">  </span>l'éclairage psychanalytique, de comprendre désormais comment celui-ci à pu prendre racine. En quoi, une partie du sujet cherche à se reconnaître. Dans quel espace vient-il se perdre ? Nous l'avons vu, en cet autre et de celui d'un autre temps. Un autre fantasmé dont on voudrait réactiver l'incidenceethellip; pour revivre ou changer le jeu qu'il a eu en main (notre je). <span style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Comment ne pas utiliser <b style="">le terme de tiers</b> pour ces autres qui deviennent l'espace d'un instant, d'une rencontre, et malgré eux, des acteurs des scénarios mal digérés de l'enfance. L'utilisation de la projection chez un individu serait une recherche de trouver un tiers à son histoire </span></p>
<p style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;" class="MsoNormal"><!--{12649736801090}--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="">-<span style="font-family: etquot;Times New Romanetquot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">          </span></span></span><!--{12649736801091}--><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Pas concernant leur identité propre, mais que dire de la place ou il se laisse prendre ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""> </span>L'espace d'un instant mais aussi pour certain, bien plus longtemps selon la relation que le sujet a eu avec ces propres objets (a) d'amour ou d'amour vache car celui-ci n'aura de cesse à vouloir jouer, malgré eux, malgré lui, avec.<span style="">   </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">La question est ouverte. <span style="">  </span><span style="">  </span><span style=""> </span></span></p>
<span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style=""><br />
</span></span>...</description> 
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	<title>Faire un enfant</title> 
	<link>http://www.edwige-monod.com</link> 
	<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 22:45:20 +0100</pubDate> 
	<description><div style="text-align: center;"><strong><br />
FAIRE UN ENFANT </strong><br />
<em><br />
<strong> Faire un enfant <br />
Est un présent<br />
Que l'on s'offre <br />
En un instant<br />
<br />
Mais le respecter <br />
c'est accepter <br />
de n'enfermer <br />
dans un coffre <br />
<br />
Aucune de ses qualités <br />
Ni les défauts ainsi nommés<br />
Car ils sont là pour éclairer<br />
Montrer sa singularité...</strong></em></div>...</description> 
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